Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

« …deux mâles ou bien deux femelles, — thèse qu’il réfute ensuite par divers autres arguments ; tel est, précise-t-il, l’avis d’Empédocle (1).

Il rapporte ensuite l’opinion de Démocrite : la cause, selon lui, ne réside pas dans la chaleur ou la froideur de l’utérus, mais dans l’« eau » qui s’écoule du mâle et dans la température — chaude ou froide — de cette dernière ; la faculté d’engendrer un garçon ou une fille dépend donc du liquide séminal de l’homme.

Il mentionne encore une autre école : l’émission de ce liquide depuis le côté droit du corps serait la cause de la virilisation, tandis que son émission depuis le côté gauche produirait la féminisation, la partie droite du corps étant, affirment-ils, plus chaude, mieux mûrie et plus tempérée que la gauche.

Parmi ces théories, il accorde la préférence à celle de Démocrite, puis conclut : « Nous avons ainsi exposé la raison pour laquelle se forment dans l’utérus un mâle et une femelle, et les faits observables confirment notre démonstration : (2) les tout jeunes hommes engendrent plus souvent des filles que ceux qui sont dans la force de l’âge ; (3) ceux dont les cheveux commencent à blanchir ont, eux aussi, davantage de filles que les jeunes, car (4) la chaleur des adolescents n’est pas encore pleinement développée, tandis que celle des vieillards est déficiente. De même, les corps humides dont la constitution (5) ressemble à celle de certaines femmes produisent plus fréquemment des filles.

Il ajoute encore : lorsque le vent souffle du nord, l’enfant à naître est un garçon ; lorsqu’il souffle du sud, c’est une fille, car les corps deviennent humides sous l’action du vent du sud, et il en va de même… »

(1) Empédocle ; cf. ʿUyûn al-anbâʾ, t. 1, p. 36, où son nom apparaît sous la forme « Anbâdhqleis ». Les manuscrits de base portent « Ibnduqleis » ; même graphie dans Tabaqât al-umam, p. 21, tandis que Târîkh al-hukamâʾ (pp. 249, 270) présente une déformation. (2) Les manuscrits donnent « an » ; la leçon retenue ici paraît préférable. (3) Lecture conforme aux manuscrits ; l’usage en est cependant rare. (4) Les manuscrits ont également « an », lecture fautive. (5) Les manuscrits portent « khalqahâ » ; la correction suit l’édition (T).
ذكرين وإمَّا أنثيَين، ــ وأبطله بوجوهٍ أخر ــ، وهذا رأيُ إنبدُقليس (١). وذَكَرَ قولَ دِيمُقراطِيس أنَّ ذلك ليس لأجل حرارة الرَّحِم وبرودته، بل بحسب الماء الذي يخرُج من الذَّكر وطبيعته في الحرارة والبرودة، وجَعَل قوَّة الإذكار والإيناث تابعةً لماء الذَّكر. وذَكَر قولَ طائفةٍ أخرى أنَّ خروجَ الماء من الناحية اليمنى من البدن هي علةُ الإذكار، وخروجَه من الناحية اليسرى هي علةُ الإيناث، قال: إنَّ الناحيةَ اليمنى من الجسد أسخنُ من الناحية اليسرى وأنضجُ وأدفأُ من غيرها. ورجَّحَ قولَ دِيمُقراطِيس بالنسبة إلى هذه الآراء، ثم قال: فقد بينَّا العلَّة التي من أجلها يُخْلَقُ في الرَّحِم ذكرٌ وأنثى، والأعراض التي تَعرِضُ تشهدُ لما بينَّا، فإنَّ (٢) الأحداثَ يلدون الإناثَ أكثر من الشَّباب، والمتشيِّبين (٣) يلدون إناثًا أيضًا أكثر من الشباب؛ إذ (٤) الحرارةَ التي في الأحداث ليست بتامَّةٍ بعد، والحرارةَ التي في الشُّيوخ ناقصة، والأجسامُ الرطبةُ التي خِلْقتُها (٥) شبيهةٌ بخِلقة بعض النساء تلدُ إناثًا أكثر. ثمَّ قال: فإذا كانت الريحُ شَمالًا كان الولدُ ذكرًا، وإذا كانت جَنوبًا كان المولودُ أنثى؛ لأنَّ الأجسادَ إذا هبَّت الجَنوبُ كانت رطبة، وكذلك يكونُ
(١) Empedocles. «عيون الأنباء» (١/ ٣٦): أنباذقليس. ورسم في الأصول: ابندقليس. ونحوه في «طبقات الأمم» (٢١). وتحرَّف في «تاريخ الحكماء» (٢٤٩، ٢٧٠). (٢) في الأصول: «ان». ولعل الأشبه ما أثبت. (٣) كذا في الأصول. وهو استعمالٌ نادر. (٤) في الأصول: «ان». تحريف. (٥) في الأصول: «خلقها». والمثبت من (ط).

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