« …deux mâles ou bien deux femelles, — thèse qu’il réfute ensuite par divers autres arguments ; tel est, précise-t-il, l’avis d’Empédocle (1).
Il rapporte ensuite l’opinion de Démocrite : la cause, selon lui, ne réside pas dans la chaleur ou la froideur de l’utérus, mais dans l’« eau » qui s’écoule du mâle et dans la température — chaude ou froide — de cette dernière ; la faculté d’engendrer un garçon ou une fille dépend donc du liquide séminal de l’homme.
Il mentionne encore une autre école : l’émission de ce liquide depuis le côté droit du corps serait la cause de la virilisation, tandis que son émission depuis le côté gauche produirait la féminisation, la partie droite du corps étant, affirment-ils, plus chaude, mieux mûrie et plus tempérée que la gauche.
Parmi ces théories, il accorde la préférence à celle de Démocrite, puis conclut : « Nous avons ainsi exposé la raison pour laquelle se forment dans l’utérus un mâle et une femelle, et les faits observables confirment notre démonstration : (2) les tout jeunes hommes engendrent plus souvent des filles que ceux qui sont dans la force de l’âge ; (3) ceux dont les cheveux commencent à blanchir ont, eux aussi, davantage de filles que les jeunes, car (4) la chaleur des adolescents n’est pas encore pleinement développée, tandis que celle des vieillards est déficiente. De même, les corps humides dont la constitution (5) ressemble à celle de certaines femmes produisent plus fréquemment des filles.
Il ajoute encore : lorsque le vent souffle du nord, l’enfant à naître est un garçon ; lorsqu’il souffle du sud, c’est une fille, car les corps deviennent humides sous l’action du vent du sud, et il en va de même… »