et de cette disjonction (1), pas plus qu’il ne faille postuler l’existence d’un autre principe que la corporéité pour qu’il les accueille. Quant à ceux qui ont soutenu qu’il est composé de matière et de forme, aucun d’eux n’a jamais soutenu qu’il serait, à la base, formé de mâle et de femelle. La « forme » n’est féminine qu’au niveau du terme, non dans la réalité.
Que l’on éclate donc de rire (2) devant la pauvreté de leur entendement !
S’agissant maintenant de l’argument selon lequel le Soleil renverrait au père — masculin — et la Lune à la mère — féminine —, quand bien même on vous concéderait cette correspondance, en quoi impliquerait-elle que ce qui renvoie au père doive être masculin et ce qui renvoie à la mère, féminin ? Quel lien rationnel unit ici l’indice et ce qu’il est censé indiquer ? Qui plus est, l’attribution du Soleil au père et de la Lune à la mère repose elle-même sur ces prétentions mensongères qui ne s’appuient (3) que sur des chimères et des illusions réfutées par tout esprit sain.
Quant aux propos qu’ils prêtent à Aristote, la citation est altérée. Nous en reproduirons le texte exact, tiré de l’ouvrage mentionné, car nous en détenons un exemplaire révisé établi avec le plus grand soin (4).
Dans la dix-huitième section, après avoir traité de la cause de la génération des mâles et des femelles, mentionné l’opinion de ceux qui affirment que la chaleur de l’utérus engendre le mâle et sa froideur la femelle, puis réfuté cette thèse en rappelant que l’utérus renferme à la fois le mâle et la femelle chez l’homme comme chez tout animal vivipare, il ajoute : « Il s’ensuivrait donc, d’après cette opinion, que des jumeaux devraient être soit… »