en quatre sections égales : chaque groupe de trois signes couvre quatre-vingt-dix (1) degrés et reçoit une nature qui lui est propre, alors que la sphère céleste n’est qu’un tout unique, d’une nature unique, et que son découpage en degrés et en signes n’est qu’une partition fictive, posée par convention. Comment, dès lors, ses natures, ses jugements et ses influences pourraient-elles varier, au point d’être classées en masculin et en féminin ?!
Certains Anciens, toutefois, ne se sont pas arrêtés là : ils ont commencé par le premier degré du Bélier, qu’ils ont déclaré masculin, le second féminin, et ainsi de suite jusqu’au dernier degré des Poissons.
Il ne fait aucun doute que cette aberration est inséparable de quiconque divise les signes en mâle et femelle et prétend que le mâle relève de la nature de l’impair, tandis que la femelle procède de la nature du pair ; la même logique les oblige en effet à appliquer cette distinction aux degrés mêmes d’un seul signe. L’auteur visé semble avoir perçu cette conséquence et l’a adoptée.
Ptolémée, pour sa part, propose un autre délire : il commence par le premier degré de chaque signe masculin et attribue les douze (2) degrés et demi suivants au masculin, puis, jusqu’au vingt-cinquième degré inclus, au féminin. Il partage ensuite le reste du signe en deux moitiés, réservant la première au masculin et la seconde au féminin. Suivant ce même procédé pour un signe féminin, il assigne d’abord un tiers et la moitié d’un sixième au féminin, la même portion juste après au masculin ; il reste alors un sixième qu’il divise en deux : la première moitié pour le féminin, l’autre pour le masculin. C’est ainsi qu’il procède pour l’ensemble des signes.
Quant à Dorosos (3), il s’abandonne à une autre fantaisie : il répartit tous les signes, chaque signe