Et voici qui dépasse encore la première extravagance : le mâle s’adjoindrait un autre mâle et, par cette adjonction, celui qui lui est rattaché deviendrait femelle ! Honte à celui qui vous écoute et dont l’esprit admet la véracité et la pertinence de vos propos. Quant à vous, Allah a fait constater aux gens d’intelligence et de sagacité (1) jusqu’où va – et surtout ne va pas – votre entendement ; à Lui la louange et la grâce.
Le champion de votre cause poursuit : « S’ils ont réservé les nombres impairs au mâle et les pairs à la femelle, c’est, disent-ils, parce que l’unité conserve sa nature – j’entends qu’elle se divise toujours en unité –, tandis que la paire ne préserve pas la sienne – j’entends qu’elle se divise tantôt en unités, tantôt en paires –, tout comme la femelle : tantôt elle met au monde une semblable à elle (2), tantôt un mâle qui lui est différent, tantôt deux mâles, tantôt deux femelles, tantôt un mâle et une femelle. »
L’absurdité d’un tel raisonnement, et la prise de conscience de l’égarement intellectuel de son auteur, dispensent quiconque possède un brin de discernement d’en rechercher la réfutation.
Le même défenseur ajoute : « Et pourquoi, objecterez-vous, le signe féminin vient-il immédiatement (3) après le signe masculin (4) ? Parce que la nature a composé les nombres de la sorte : un impair, puis un pair, et ainsi de suite indéfiniment. Cette division constitue, à leurs yeux, la division intrinsèque des signes du zodiaque.
Il en existe une seconde, accidentelle : partant de l’ascendant jusqu’au douzième, ils comptent le premier comme masculin – c’est l’ascendant –, puis le suivant comme féminin (5). Et cette…»