Telle est, en définitive, une autre opinion, différente de la précédente (1).
Les Perses, quant à eux, avaient encore une troisième position. Ils disaient : puisque le Soleil assure la garde du jour et la Lune celle de la nuit, et puisque la Part de la Fortune, le jour, se calcule du Soleil jusqu’à la Lune, il faut inverser l’opération durant la nuit. En effet, le rapport du jour au Soleil est identique à celui de la nuit à la Lune ; chacun des deux luminaires gouverne donc l’un des deux temps. Ils prétendent par conséquent que la nuit on doit prendre la Part de la Fortune de la Lune vers le Soleil, et le jour en sens inverse.
Ils alléguaient encore que les paroles de Ptolémée allaient dans ce sens, parce qu’il a dit : « Si, partant du Soleil jusqu’à la Lune, nous procédons à l’encontre de l’ordre des signes et que nous projetions la mesure en sens contraire, nous obtiendrons un résultat conforme au premier. » Ils en concluaient qu’il fallait donc inverser la procédure pendant la nuit.
Ainsi, les astrologues divergent au sujet de Ptolémée ; leurs thèses se réfutent mutuellement et aucun d’eux ne possède de preuve permettant de faire prévaloir une opinion sur l’autre. « Ils ne suivent que la conjecture, or la conjecture ne sert en rien face à la vérité (28). Détourne-toi de celui qui se détourne de Notre rappel et ne cherche que la vie d’ici-bas (29). Tel est l’ultime degré de leur science. Ton Seigneur connaît parfaitement qui s’égare de Son sentier, et Il connaît parfaitement ceux qui sont bien guidés » (sourate An-Najm, 28-30).
L’auteur rapporte : « Ils ont encore divergé : un groupe d’entre eux répertoria les signes masculins et féminins à partir du signe ascendant, comptant un signe masculin puis un signe féminin, et faisant commencer la série par un masculin.
Un autre groupe divisa le zodiaque en quatre quarts ; ils déclarèrent masculins les signes compris entre l’Ascendant et le Milieu du Ciel ainsi que ceux qui leur font face, de l’Occident jusqu’au Fond du Ciel, et considérèrent féminins les deux quarts restants. »