Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

n’est que déterminé d’après l’endroit où se rencontrent les deux luminaires, soit lors de leur conjonction, soit au moment de leur plénitude (1). En effet, ces deux astres jouent, selon lui, le rôle de deux grands souverains, l’un — la Lune — obéissant à l’autre (2) ; ils sont la cause de tout ce qui advient dans le monde de la génération et de la corruption, tandis que les planètes errantes et les étoiles fixes se rangent auprès d’eux comme les troupes et l’armée auprès d’un sultan.

Chaque fois donc qu’il veut examiner une question, si celle-ci survient après la conjonction ou au moment même de celle-ci, il tire son indice du corps céleste qui domine le degré de la conjonction ainsi que les deux degrés occupés à cet instant par le Soleil et par la Lune, et il l’associe au Soleil par rapport à l’Ascendant.

Si, au contraire, la question est posée après la plénitude ou pendant celle-ci, il considère lequel des deux luminaires se trouvait au-dessus de l’horizon lors de la pleine lune, puis il observe l’astre qui règne sur ce degré et sur le degré du luminaire pour lequel la distance du Soleil à l’Ascendant équivaut à la distance de la Lune à la Part de la Fortune. C’est pourquoi, selon lui, il faut toujours compter les degrés du Soleil jusqu’à la Lune, afin que demeure (3) cette proportion — la distance (4) qui sépare chacun des deux luminaires de son Ascendant — dûment préservée (5).

(1) Le cycle lunaire comporte cinq phases au cours du mois. Parmi elles : al-istiqbal, appelé aussi al-imtila (la plénitude), moment où la Lune est entièrement éclairée, soit la quatorzième nuit ; à ce stade, elle se trouve dans le septième signe par rapport à celui du Soleil. On compte aussi al-ijtima (la conjonction), c’est-à-dire l’alignement de la Lune avec le Soleil à la fin du mois, juste avant l’apparition du nouveau croissant. Voir : Nihayat al-arab, t. 1, p. 50 ; Majmuʿ al-fatâwa, t. 25, p. 136. (2) Ms. T : «maʾtam li-sahibihi» (funérailles pour son propriétaire). (3) Ms. Q : «liyabqa» (afin qu’il reste). (4) Ms. T : «wa-fi l-buʿd» (et dans l’éloignement). (5) Telle est la lecture des manuscrits originaux.
يُعْرَفُ دليلُه من موضع التقاء النيرِّين، إمَّا الاجتماعُ وإمَّا الامتلاء (١)؛ لأنَّ هذين الكوكبين عنده مثلُ الرئيسين العظيمين، أحدُهما يأتمرُ لصاحبه (٢) وهو القمر، وهما سببا جميع ما يحدثُ في عالم الكَوْن والفساد، وأنَّ الكواكبَ الجاريةَ والثابتةَ منهما بمنزلة الجُند والعسكر من السُّلطان. فإذا أراد النظرَ في أمرٍ من الأمور؛ إن كان بعد الاجتماع أو عنده فإنه يأخذُ الدليلَ عليه من الكوكب المستولي على جزء الاجتماع وجزئَي الشَّمس والقمر في الحال، ويشاركُه مع الشَّمس بالنسبة إلى الطالع. وإذا كان بعد الامتلاء أو عنده فإنه ينظرُ أيُّ النيرِّين كان فوق الأرض عند الامتلاء، وينظرُ إلى الكوكب المستولي على ذلك الجزء وجزءِ النيِّر الذي كان بُعْدُ الشَّمس من الطالع كبُعْدِ القمر من سهم السعادة؛ فلذلك يجبُ عنده أن يؤخذ العددُ أبدًا من الشَّمس إلى القمر؛ لتبقى (٣) تلك النسبة وهي البُعْدُ (٤) بين كلِّ واحدٍ من النيِّرين طالعه محفوظ (٥).
(١) للقمر من أوَّل الشهر إلى آخره خمس حالات، منها: الاستقبال، ويسمَّى: الامتلاء؛ لامتلاء القمر فيه نورًا، وذلك في الليلة الرَّابعة عشرة، ويكون في البرج السابع من بروج الشمس. ومنها: الاجتماع، وهو اجتماعه مع الشمس آخر الشهر، وهو تحاذيهما الكائن قبل الهلال. انظر: «نهاية الأرب» (١/ ٥٠)، و «مجموع الفتاوى» (٢٥/ ١٣٦). (٢) (ت): «مأتم لصاحبه». (٣) (ق): «ليبقى». (٤) (ت): «وفي البعد». (٥) كذا في الأصول.

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