n’est que déterminé d’après l’endroit où se rencontrent les deux luminaires, soit lors de leur conjonction, soit au moment de leur plénitude (1). En effet, ces deux astres jouent, selon lui, le rôle de deux grands souverains, l’un — la Lune — obéissant à l’autre (2) ; ils sont la cause de tout ce qui advient dans le monde de la génération et de la corruption, tandis que les planètes errantes et les étoiles fixes se rangent auprès d’eux comme les troupes et l’armée auprès d’un sultan.
Chaque fois donc qu’il veut examiner une question, si celle-ci survient après la conjonction ou au moment même de celle-ci, il tire son indice du corps céleste qui domine le degré de la conjonction ainsi que les deux degrés occupés à cet instant par le Soleil et par la Lune, et il l’associe au Soleil par rapport à l’Ascendant.
Si, au contraire, la question est posée après la plénitude ou pendant celle-ci, il considère lequel des deux luminaires se trouvait au-dessus de l’horizon lors de la pleine lune, puis il observe l’astre qui règne sur ce degré et sur le degré du luminaire pour lequel la distance du Soleil à l’Ascendant équivaut à la distance de la Lune à la Part de la Fortune. C’est pourquoi, selon lui, il faut toujours compter les degrés du Soleil jusqu’à la Lune, afin que demeure (3) cette proportion — la distance (4) qui sépare chacun des deux luminaires de son Ascendant — dûment préservée (5).