leur théorie, bien qu’elle soit plus proche de l’unicité que celle professée par la plupart d’entre eux, demeure néanmoins confuse et contradictoire ; car l’indication sensible (1) ne change ni ne se contredit.
Tel est l’avis de ceux qui affirment que la sphère céleste possède une nature différente de celle des éléments (2) sujets à la génération et à la corruption ; qu’elle n’est ni chaude ni froide, ni sèche ni humide, qu’il n’y a en elle ni bonheur ni malheur en propre. Certains de ses corps, ou de ses parties, indiquent simplement le bien, d’autres indiquent le mal, et le lien qui unit le bien, le mal, la fortune et l’infortune aux astres est celui qui relie le signifié à son signe, non celui qui rattache les effets à leurs causes efficientes.
Il ne fait aucun doute que l’auteur de cette position se montre plus raisonnable et plus proche de la vérité que les partisans de l’influence et de la causalité naturelles.
Quant à la doctrine qui leur attribue une action sur les corps comme sur les âmes, elle est celle de Ptolémée, de son école et de la plupart des anciens astrologues.
Ces derniers se divisent en deux opinions :
- ils agissent sur les âmes par essence et, par accident, sur les corps, ces derniers étant affectés par l’intermédiaire des âmes ;
- ils seraient la cause de tout ce qui appartient au monde de la génération (4) et de la corruption, et que leur action