Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

leur théorie, bien qu’elle soit plus proche de l’unicité que celle professée par la plupart d’entre eux, demeure néanmoins confuse et contradictoire ; car l’indication sensible (1) ne change ni ne se contredit.

Tel est l’avis de ceux qui affirment que la sphère céleste possède une nature différente de celle des éléments (2) sujets à la génération et à la corruption ; qu’elle n’est ni chaude ni froide, ni sèche ni humide, qu’il n’y a en elle ni bonheur ni malheur en propre. Certains de ses corps, ou de ses parties, indiquent simplement le bien, d’autres indiquent le mal, et le lien qui unit le bien, le mal, la fortune et l’infortune aux astres est celui qui relie le signifié à son signe, non celui qui rattache les effets à leurs causes efficientes.

Il ne fait aucun doute que l’auteur de cette position se montre plus raisonnable et plus proche de la vérité que les partisans de l’influence et de la causalité naturelles.

Quant à la doctrine qui leur attribue une action sur les corps comme sur les âmes, elle est celle de Ptolémée, de son école et de la plupart des anciens astrologues.

Ces derniers se divisent en deux opinions :

  1. ils agissent sur les âmes par essence et, par accident, sur les corps, ces derniers étant affectés par l’intermédiaire des âmes ;
  2. ils seraient la cause de tout ce qui appartient au monde de la génération (4) et de la corruption, et que leur action
(1) Le manuscrit «Q» lit : «al-hasana» (la bonne action) ; il s’agit d’une leçon corrompue. (2) Les Anciens distinguaient quatre éléments : l’eau, l’air, le feu et la terre. Le terme ustuqs (élément simple) désigne le principe indivisible qui compose les corps composés (Al-Muʿjam al-wasit, p. 17). (3) Addition propre au manuscrit «Ṭ», absente des copies de base. (4) Le terme kawn (génération) désigne la transformation substantielle de la matière vers un état plus noble ; son opposé, fasad (corruption), est la transformation vers un état inférieur (Al-Muʿjam al-wasit, entrée «kan»). Dans le passage présent, ce vocabulaire apparaît sous diverses formes dérivées.
كان أقربَ إلى التوحيد من قول الأكثرين منهم فهو أيضًا قولٌ مضطربٌ متناقض؛ فإنَّ الدلالةَ الحسِّية (١) لا تختلفُ ولا تتناقض. وهذا قولُ من يقول منهم: إنَّ للفلك طبيعةً مخالفةً لطبيعة الأُسْتُقُصَّات (٢) الكائنة الفاسدة، وأنها لا حارَّةٌ ولا باردة، ولا يابسةٌ ولا رطبة، ولا سَعْدَ ولا نَحْسَ فيها، وإنما يدلُّ بعضُ أجرامها وبعضُ أجزائها على الخير، وبعضُها على الشر، وارتباطُ الخير والشرِّ والسَّعد والنَّحس [بها] (٣) ارتباط المدلولات بأدلَّتها، لا ارتباط المعلولات بعِلَلها. ولا ريب أنَّ قائلَ هذا أعقلُ وأقربُ من أصحاب القول بالاقتضاء الطبيعيِّ والعلِّيَّة. وأمَّا القولُ بتأثيرها في الأبدان والأنفس، فهو قولُ بَطْليموس وشِيعَته وأكثر الأوائل من المنجِّمين. وهؤلاء لهم قولان: أحدهما: أنها تفعلُ في الأنفس بالذَّات، وفي الأبدان بالعَرَض؛ لأنَّ الأبدانَ تنفعلُ عن الأنفس. والثاني: أنها هي سببُ جميع ما في عالَم الكَوْن (٤) والفساد، وفعلُها
(١) (ق): «الحسنة». وهو تحريف. (٢) العناصر الأربعة عند القدماء، وهي: الماء والهواء والنار والتراب. والأسطقس: الأصل البسيط يتكون منه المركَّب. «المعجم الوسيط» (١٧). (٣) زيادة من (ط). وليست في الأصول. (٤) الكون: استحالة جوهر المادة إلى ما هو أشرف منه. ويقابله الفساد، وهو استحالة جوهر المادة إلى ما هو دونه. «المعجم الوسيط» (كان). ويردُ هذا المصطلح هنا باشتقاقاتٍ مختلفة.

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