On dira donc : si les astres sont doués de libre arbitre, et qu’il arrive qu’ils s’accordent tantôt à vouloir le bien, tantôt à vouloir le bien comme le mal, l’indication tirée de leur présence dans telle ou telle constellation, ou de l’aspect que l’un forme avec l’autre – sextile, carré, trigone ou opposition – devient nulle et non avenue ; car ce genre d’indice ne vaut que pour un agent dont l’action ne se produit que d’une seule manière, à un moment précis et dans des conditions déterminées. Il ne fait aucun doute qu’une telle conception abolit le libre choix.
Comment, dès lors, votre affirmation pourrait-elle tenir, alors que vous réunissez ces deux propositions – à savoir qu’il est possible qu’à une époque l’astre choisisse autre chose que ce qu’il choisira à une autre, et qu’il puisse se faire qu’ils s’accordent tous sur le bien ou tous sur le mal – sans aucune règle ni preuve qui vous y conduise, tandis que vous portez vos jugements en vous appuyant sur leurs mouvements particuliers, leurs positions et les rapports qu’ils entretiennent entre eux ?
Il dit : « D’autres ont prétendu que les astres n’agissent pas par choix, mais qu’ils indiquent par choix. C’est là une formule dont le sens est inintelligible ; je ne la cite que parce qu’elle a été avancée. »
Ils ont encore divergé. Un groupe a soutenu : parmi les astres, les uns sont bénéfiques, les autres néfastes ; ils rendent donc bénéfiques ou néfastes les réalités qu’ils influencent.
Un autre groupe a affirmé : les astres, en eux-mêmes, relèvent d’une seule et même nature ; seule leur indication de la bonne ou de la mauvaise fortune diffère, sans qu’ils diffèrent pour autant dans leur essence.
Nouvelle divergence : certains ont dit qu’ils agissent sur les corps aussi bien que sur les âmes ; les autres ont rétorqué : seulement sur les corps, non sur les âmes.
Je dis : la majorité des astrologues soutient que les astres confèrent la bénédiction ou le malheur aux êtres sur lesquels ils se portent.
Quant à la faction qui a déclaré qu’ils ne font que signaler (1) la bonne ou la mauvaise fortune, leur théorie, bien que