Puis ils se sont divisés sur la façon dont cela se produirait.
Un groupe a soutenu que les astres agissent par leurs propres natures, tandis qu’un autre a affirmé que ce n’est pas eux qui agissent, mais que, par leur nature, ils ne font qu’indiquer l’action.
Je dis : d’autres encore ont prétendu qu’ils produisent certains effets de façon accidentelle et d’autres de façon essentielle.
Il dit : « Un autre avis veut qu’ils agissent par choix et non par nature ; cependant, l’astre bénéfique ne choisirait que le bien et l’astre maléfique ne choisirait que le mal. Or cela revient précisément à nier le libre arbitre ; car la réalité d’un agent doté de volonté est de pouvoir accomplir l’un ou l’autre des deux contraires et de laisser l’un ou l’autre selon son vouloir. »
Je dis : cela n’est pas recevable ; le fait qu’un être volontaire restreigne son choix à un seul type d’action n’implique nullement qu’il soit dépourvu de libre arbitre. Ce qui réfute néanmoins cette opinion, c’est qu’ils déclarent qu’un astre jugé néfaste devient bénéfique dans telle constellation ou dans telle demeure, ou lorsqu’il est regardé par telles et telles étoiles, et qu’il en va de même, à l’inverse, pour l’astre réputé bénéfique.
Ils disent encore qu’il produit le bien par essence et le mal par accident – et inversement.
Ils ajoutent qu’il arrive qu’à une époque l’astre choisisse autre chose que ce qu’il choisira à une autre, et qu’il se peut que tous, ou la plupart, s’accordent à préférer le bien (1), de sorte que, durant cette période, dominent dans le monde le bien, l’utilité et la beauté ; selon eux, il en fut ainsi au temps de Hormizd (2) et sous le règne d’Anushirwân, et l’inverse se produit également.