Il n’existe ici aucune nécessité qui oblige à tenir un tel propos, et il ne relève pas non plus de l’évidence première pour la raison (1). Ils n’apportent à son appui ni démonstration ni preuve convaincante.
Or ce sont là les seules voies grâce auxquelles l’existence des choses se confirme et leurs réalités se connaissent ; hors d’elles, il n’en est point d’autre, et les jugements que l’astrologie prétend établir n’y ont aucune part.
Je vais donc, à partir de maintenant, décrire brièvement les divergences qui les opposent quant aux principes sur lesquels ils bâtissent leur système et dont ils déduisent leurs jugements (2). J’exposerai ce que leurs discours et leurs thèses ont de plus répréhensible, ainsi que leurs contradictions manifestes ; puis je présenterai un échantillon de leurs arguments et de la réfutation qui leur est adressée. Qu’Allah, par Sa grâce, nous guide vers la juste voie.
Exposé de leurs divergences fondamentales
Ils affirment tous que le bien et le mal, la largesse et la privation, et tout ce qui s’y rattache, surviennent dans le monde par l’action des astres ; que cela dépend de ceux d’entre eux qui sont jugés fastes ou néfastes ; qu’il en va ainsi selon leur présence dans les constellations qui leur sont favorables ou hostiles ; selon les aspects qu’ils forment les uns avec les autres — sextile, quadrature, trigone ou opposition — ; selon encore leurs conjonctions (3) réciproques (4) ; et enfin selon qu’ils se trouvent dans leur exaltation, leur chute ou leur détriment.