Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Il n’existe ici aucune nécessité qui oblige à tenir un tel propos, et il ne relève pas non plus de l’évidence première pour la raison (1). Ils n’apportent à son appui ni démonstration ni preuve convaincante.

Or ce sont là les seules voies grâce auxquelles l’existence des choses se confirme et leurs réalités se connaissent ; hors d’elles, il n’en est point d’autre, et les jugements que l’astrologie prétend établir n’y ont aucune part.

Je vais donc, à partir de maintenant, décrire brièvement les divergences qui les opposent quant aux principes sur lesquels ils bâtissent leur système et dont ils déduisent leurs jugements (2). J’exposerai ce que leurs discours et leurs thèses ont de plus répréhensible, ainsi que leurs contradictions manifestes ; puis je présenterai un échantillon de leurs arguments et de la réfutation qui leur est adressée. Qu’Allah, par Sa grâce, nous guide vers la juste voie.

Exposé de leurs divergences fondamentales

Ils affirment tous que le bien et le mal, la largesse et la privation, et tout ce qui s’y rattache, surviennent dans le monde par l’action des astres ; que cela dépend de ceux d’entre eux qui sont jugés fastes ou néfastes ; qu’il en va ainsi selon leur présence dans les constellations qui leur sont favorables ou hostiles ; selon les aspects qu’ils forment les uns avec les autres — sextile, quadrature, trigone ou opposition — ; selon encore leurs conjonctions (3) réciproques (4) ; et enfin selon qu’ils se trouvent dans leur exaltation, leur chute ou leur détriment.

(1) Il s’agit de ce qui, une fois saisi par l’intellect, ne requiert plus conjecture ni expérience, comme l’énoncé : « l’unité est la moitié de deux ». Voir : al-Taʿrîfât, p. 58. (2) Le manuscrit T lit : wayanzʿûna bihâ aḥkâmahum (« et ils en déduisent leurs jugements »). (3) Le manuscrit Q porte : maḥâshada, lecture fautive. Cf. al-Zîj al-Ṣâbî d’al-Battânî, p. 194, 196 ; Rasâʾil Ikhwân al-Ṣafâ, t. 4, p. 335. (4) La locution « ʿalâ ḥasbi mujâsadati baʿḍihâ baʿḍan » ne figure pas dans le manuscrit T.
ولا هاهنا ضرورةٌ تدعو إلى القول به. ولا هو أوَّلٌ في العقول (١). ولا يأتون عليه ببرهانٍ ولا دليلٍ مقنع. وهذه هي الطُّرقُ التي تثبتُ بها الموجودات، ويُعْلَمُ بها حقائقُ الأشياء، لا طريقَ هاهنا غيرها، ولا شيءَ لأحكام النجوم منها. وأنا أبتداءُ الآن بوصف جملةٍ من اختلافهم في الأصول التي يبنونَ عليها أمرَهم، ويفرِّعون عنها أحكامَهم (٢)، وأذكرُ المستبشَع من أقاويلهم وقضاياهم وظاهر مناقضاتهم، ثمَّ آتي بطرفٍ من احتجاجهم والاحتجاج عليهم، والله الموفِّق للصواب بفضله. ذِكرُ اختلافهم في الأصول زعموا جميعًا: أنَّ الخيرَ والشرَّ والإعطاء والمنعَ وما أشبه ذلك يكونُ في العالَم بالكواكب، وبحسب السُّعود منها والنُّحوس، وعلى حسب كونها في البروج الموافقة والمنافرة لها، وعلى حسب نظرها بعضِها إلى بعض من التسديس والتربيع والتثليث والمقابلة، وعلى حسب مُجَاسدة (٣) بعضها بعضًا (٤)، وعلى حسب كونها في شَرفها وهبوطه ووَبالها.
(١) وهو ما لا يفتقر بعد توجُّه العقل إليه إلى حدسٍ أو تجربة، كقولنا: الواحد نصف الاثنين. «التعريفات» (٥٨). (٢) (ت): «وينزعون بها أحكامهم». (٣) (ق): «محاشدة». تحريف. انظر: «الزيج الصابي» للبتاني (١٩٤، ١٩٦)، و «رسائل إخوان الصفا» (٤/ ٣٣٥). (٤) قوله: «وعلى حسب مجاسدة بعضها بعضًا» ليس في (ت).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies