elles permettraient aussi, disent-ils, de savoir qu’un homme précis accédera à la royauté, qu’un autre sera nommé vizir, de prédire pour chacun la durée — longue ou brève — de son mandat ; de révéler ce qu’un individu a fait ou fera chez lui, ce qu’il cache dans son cœur, les besoins vers lesquels il se tourne ; de connaître ce qu’il y a dans le ventre d’une femme enceinte ; d’identifier le voleur, la chose volée, l’endroit où elle se trouve, sa quantité et sa nature ; d’indiquer ce qu’appelle une éclipse, ce qui survient en même temps qu’elle ; enfin, de déterminer l’acte recommandé pour chaque jour en fonction de la conjonction de la lune avec les étoiles : tel jour serait propice à rencontrer rois, chefs et gens d’épée, tel autre favorable aux secrétaires et aux vizirs, tel autre encore aux juges, tel autre aux affaires des femmes, tel autre à la prise d’un médicament, à la saignée ou à la phlébotomie, tel autre au jeu d’échecs ou de trictrac, et ainsi de suite. — Or il est impossible de connaître tout cela par la simple perception sensible.
Aucune preuve tirée du Livre d’Allah n’étaye ces prétentions ; bien au contraire, Allah, exalté soit-Il, en a proclamé la fausseté lorsqu’Il a dit : « Dis : nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connaît l’invisible en dehors d’Allah. » (Les Fourmis, 65). Il n’existe pas davantage de texte dans la sunna du Messager d’Allah ﷺ ; bien au contraire, il est rapporté qu’il a dit : « Quiconque se rend chez un devin, un sorcier ou un astrologue et croit à ce qu’il dit a mécru à ce qui a été révélé à Muhammad. » (1)