grâce au soleil et à la lune ; de fait, les habitants du désert et ceux qui y séjournent (1) s’accordent tous pour dire que al-qiththāʾ (le concombre) s’allonge et s’épaissit sous l’influence de la lune. J’ai moi-même observé plus d’un grand arbre — figuier, mûrier ou autre — chargé de fruits : la partie qui fait face au soleil voit ses fruits mûrir plus rapidement, tandis que la partie tenue à l’ombre les conserve verts (2) et en retarde la maturation.
Il en va de même de ce que l’on constate à propos de al-rayḥān, appelé al-laynufar, de al-khubbāzā (la mauve), des feuilles de al-khiṭmiyy (la guimauve), de al-ādharyūn (le souci) (3) et de bien d’autres végétaux : nous les voyons s’animer et s’épanouir au lever du soleil, puis s’affaisser dès qu’il se couche, car tout cela relève de phénomènes perceptibles (4).
Il ne s’agit pas ici d’examiner de quelle manière agit cette influence ni par quel procédé elle se produit ; ce n’est pas le lieu, et je laisse donc cette question de côté.
Quant aux prétentions, étrangères à ces faits, selon lesquelles les astres imposeraient à tel individu de vivre tant d’années, tant de mois — certains allant jusqu’à préciser la durée à la fraction d’une heure — et que