et, d’une manière générale, de tout ce qui apparaît et se renouvelle, de tout ce que l’on redoute ou que l’on souhaite.
Tu m’as aussi demandé – qu’Allah affermisse ta réussite – de rédiger un traité où je mentionnerais quelques-unes des divergences que j’ai relevées chez ces gens au sujet des fondements juridiques, divergences qui trahissent leurs illusions et la laideur de leur credo ; d’y joindre les arguments issus de la réflexion rationnelle et de l’analogie qui mettent en évidence la faiblesse de leur école ; puis d’en offrir un résumé, concis et accessible dans la mesure de mes moyens. Je te l’ai promis ; je l’ai donc inclus dans le présent livre. J’implore Allah de m’accorder Son aide dans ce qui rapproche de Lui (1) et la réussite dans ce qui mène à Sa proximité. Il est tout proche, Il exauce, Il fait ce qu’Il veut.
Je ne m’apprête nullement à user de parti pris envers ceux qui attribuent une influence aux astres dans ce monde, au point de leur refuser toute justice, comme l’ont fait certains polémistes : ceux-là les ont sommés de nier absolument tout effet aux astres, hormis la présence de la lumière dans les lieux où le soleil et la lune se lèvent, son absence là où ils se couchent, et d’autres phénomènes de cet ordre.
Pour ma part, je concède plutôt que les astres exercent bel et bien une certaine influence relevant de l’ordre naturel ; par exemple :
– lorsqu’un pays situé à faible latitude présente un climat inclinant, loin de la tempérance, vers la chaleur et la sécheresse ; ses habitants partagent ce tempérament, leurs corps sont frêles et leur teint noir ou jaunâtre, comme les Nubiens et les Abyssins ;
– lorsqu’un pays à latitude élevée penche au contraire vers le froid et l’humidité (2) ; là encore, le tempérament de ses habitants s’y conforme : leurs corps sont robustes (3), leur teint clair et leurs cheveux blonds, tels les Turcs et les Slaves.
De même, il arrive que les végétaux croissent, se fortifient, se développent pleinement et que leurs fruits mûrissent