Al-Aʿshâ (1) a dit :
« On entend le chuchotement de ses bijoux lorsqu’elle s’éloigne,
tel l’“ʿishraq” retentissant qui cherche l’appui d’un vent sonore. »
Ils poursuivent : dans ces paroles qu’Iblis leur adressa : « Votre Seigneur ne vous a-t-Il pas interdit cet arbre ? » [al-Aʿrâf : 20], on trouve la preuve qu’il les voyait, eux comme l’arbre.
Puis, lorsque Adam fut sorti du Paradis et n’y demeurait plus, Allah déclara : « Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre-là ? » [al-Aʿrâf : 22]. Il n’a pas dit : « cet arbre-ci », comme l’avait fait Iblis, parce qu’en ce moment-là Adam n’était plus dans le Paradis et ne voyait pas l’arbre.
Le Très-Haut dit encore : « Vers Lui montent les bonnes paroles, et l’œuvre vertueuse, Il l’élève. » [Fâtir : 10]. Voilà une information catégorique, sans la moindre ambiguïté : rien ne s’élève vers Lui si ce n’est une parole bonne et une action vertueuse. Nous l’avons déjà rappelé : rien d’impur ne franchit le sanctuaire purifié ; n’y pénètrent que ce qui est saint, pur et excellent. Qu’Allah nous garde d’imaginer que les insinuations d’Iblis puissent être tenues pour sacrées, pures ou porteuses de bien ; elles ne sont que mal absolu, ténèbres, souillure et abomination. Exalté soit Allah, infiniment au-dessus d’une telle idée.
De même que les œuvres des négateurs n’accèdent pas, et n’accèderont jamais, au sanctuaire immaculé — parce qu’elles sont mauvaises et corrompues — de même les suggestions d’Iblis ne l’atteignent pas et ne l’ont jamais atteint. Elles n’ont jamais franchi ce seuil. Allah, le Très-Haut, a dit : « Certes, le registre des pervers est (en prison) dans Sijjîn. » [al-Muṭaffifîn : 7].