constituaient l’unique autorité digne de confiance, tandis que les procédés de ses devanciers ne valaient absolument rien.
Si, à notre époque, surgissait quelqu’un d’un acabit comparable à ceux d’autrefois, nous verrions se lever une nouvelle divergence. Mais cette discipline est morte ; il n’en subsiste, entre les mains de ceux qui s’en réclament, que l’imitation servile de ces égarés, dans ce qu’ils ont saisi de leurs propos fallacieux. Quant à ce qu’ils n’ont pas compris, ils s’imaginent que c’est exact, alors même que leur entendement s’en est complètement détourné !
Voilà, en réalité, la conduite de tous les gens de l’erreur face à leurs chefs et à ceux qu’ils prennent pour guides. Ainsi, lorsque le monothéiste débat avec les chrétiens ignorants au sujet de leur Trinité, de ses contradictions et de ses mensonges, ils déclarent : « La réponse appartient au prêtre. » Le prêtre, à son tour, réplique : « Elle relève du métropolite. » Le métropolite renvoie l’affaire au patriarche, le patriarche à l’évêque, l’évêque au pape (1), et le pape aux trois cent dix-huit membres du concile qui se réunit sous le règne de Constantin et légiféra pour les chrétiens cette Trinité et ce polythéisme contraires à la raison et aux religions. Or il se peut qu’auprès de Dieu ils soient en meilleur état que bien des tenants des jugements astrologiques, qui renient le Seigneur des mondes, Ses anges, Ses Livres, Ses messagers et le Jour dernier.
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J’ai également trouvé, chez l’un de leurs hommes de mérite, Abû l-Qâsim ʿÎsâ ibn ʿAlî ibn ʿIsâ (2), une épître éloquente refutant leurs thèses et faisant apparaître leurs contradictions ; il l’écrivit lorsque Dieu lui fit discerner la voie droite,