Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

et, lorsqu’il se trouvait au Maghreb, la mère de l’émir ʿAlî ibn Tamîm, seigneur de Mahdia (1), mourut ; son décès coïncida avec la prédiction qu’en avaient faite certains astrologues avant qu’il ne se produise. Umayya composa alors une qaṣîda pour la pleurer – l’un de ses plus beaux poèmes (2) – dans laquelle il déclara :
Un propos fallacieux de l’astrologue t’a bouleversée,
et quiconque se fie aux zarq de l’astrologue (3) s’égare.
Ô merveille ! L’astrologue radote toute sa vie,
et ment ; sauf à ton sujet, la parole de l’astrologue fut véridique.

L’intéressé était pourtant une sommité de la discipline ; il reconnaissait néanmoins que l’astrologue n’est qu’un menteur, adepte de zarq et de divagations.

Par la suite, une autre école apparut au Maghreb, représentée notamment par Abû Isḥâq al-Zarqâlî (4) et ses disciples, lequel vécut environ cent ans après Abû l-Ṣalt (5). Dans les deux branches de la science – l’observationnelle et la judiciaire –, il s’écarta à la fois des Anciens et des Modernes : il retrancha, des observations « éprouvées al-Maʾmûniennes », plusieurs degrés dans les signes du Zodiaque, et, des observations hākimiennes, quelques minutes d’arc. Pour les jugements, il emprunta des voies étrangères aux méthodes usuelles des praticiens et prétendit qu’elles

(1) Ville côtière au sud de Tunis où al-Muʿizz b. Bâdis (ancêtre de ʿAlî b. Tamîm) s’installa en 449 H. (2) Al-ʿImâd al-Kâtib a cité, dans al-Kharîda (I, p. 371, section Maghreb), plusieurs vers de ce poème – mais pas ceux-ci. Il précise que la pièce est une élégie pour la mère d’Umayya, ce qui est exact ; les deux vers figurent dans son Dîwân, p. 59 (éd. ʿAbd Allâh al-Hûnî). (3) Omission dans les mss. D, Q et T ; le ms. S porte : « yaʿtanî ». (4) Lecture conforme aux manuscrits. La Takmila al-Sila (p. 169, éd. Alger) et le Târîkh al-Islâm (10/735) donnent « Ibn al-Zarqalâ » ; les Tabaqât al-Umam (p. 75) et Akhbâr al-Hukamâʾ (p. 76) lisent « Walad al-Zurqiyâl ». On rencontre aussi la forme « al-Zarqâlî ». Ibn al-Zarqalâ a rédigé une épître astronomique, al-Shakâziyya, publiée en Espagne (Rev. Estudios Andaluces, n° 7, p. 49). (5) Indication conforme aux manuscrits ; néanmoins, ses biographes fixent son décès en 493 H, soit avant celui d’Abû l-Ṣalt.
تُوفِّيت والدة الأمير علي بن تميم صاحب المهديَّة (١)، وكان قد وافقَ موتُها إخبارَ بعض المنجِّمين بذلك قبل وقوعه، فعَمِل أميَّةُ قصيدةً يرثيها بها، وهي من مستحسَن شعره (٢)، فقال فيها: وراعَك قولٌ للمنجِّم مُوهِمٌ ... ومن يعتَمِدْ (٣) زَرْقَ المنجِّمِ يُوهَمِ فواعجبًا يَهْذِي المنجِّم دهرَه ... ويكذبُ إلا فيكِ قولُ المنجِّم وكان المذكورُ رأسًا في الصِّناعة، وقد اعترفَ بأنَّ المنجِّمَ كذَّابٌ صاحبُ زَرْقٍ وهذَيان. ثمَّ حدثت طائفةٌ أخرى بالمغرب، منهم: أبو إسحاق الزَّرقال (٤)، وأصحابُه، وهو بعد أبي الصَّلت بنحوٍ من مئة عام (٥)، وقد خالفَ الأوائلَ والأواخرَ في الصِّناعتين: الرَّصَديَّة والأحكاميَّة، فأسقَط من الرَّصَد المُمْتَحن المأمونيِّ في البروج درجات، ومن الرَّصَد الحاكميِّ دقائق، وسلكَ في الأحكام طرقًا غير الطُّرق المعهودة عند القوم، وزعَم أنَّ عليها
(١) مدينة ساحلية، جنوب تونس العاصمة، انتقل إليها المعزُّ بن باديس (جد علي بن تميم) سنة ٤٤٩. (٢) انتخب منها العماد الكاتب في «الخريدة» (١/ ٣٧١ - قسم المغرب) أبياتًا، ليس منها هذان. وذكر العماد أنَّ القصيدة في رثاء والدة أمية، وهو كما قال [والبيتان في ديوانه (٥٩ - تحقيق عبد الله الهوني)]. (٣) مهملة في (د، ق، ت). (ص): «يعتني». (٤) كذا في الأصول. وفي «تكملة الصلة» (١٦٩ - طبعة الجزائر)، و «تاريخ الإسلام» (١٠/ ٧٣٥): «ابن الزرقالة». وفي «طبقات الأمم» (٧٥)، و «أخبار الحكماء» (٧٦): «ولد الزرقيال». وبعضهم ينسبه: «الزرقالي» [ولابن الزرقالة رسالة "الشكازية" في الفلك، طبعت بأسبانيا. مجلة دراسات أندلسية (العدد ٧، ص: ٤٩)]. (٥) كذا في الأصول. ووفاته عند مترجميه سنة ٤٩٣، أي قبل وفاة أبي الصلت.

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