et, lorsqu’il se trouvait au Maghreb, la mère de l’émir ʿAlî ibn Tamîm, seigneur de Mahdia (1), mourut ; son décès coïncida avec la prédiction qu’en avaient faite certains astrologues avant qu’il ne se produise. Umayya composa alors une qaṣîda pour la pleurer – l’un de ses plus beaux poèmes (2) – dans laquelle il déclara :
Un propos fallacieux de l’astrologue t’a bouleversée,
et quiconque se fie aux zarq de l’astrologue (3) s’égare.
Ô merveille ! L’astrologue radote toute sa vie,
et ment ; sauf à ton sujet, la parole de l’astrologue fut véridique.
L’intéressé était pourtant une sommité de la discipline ; il reconnaissait néanmoins que l’astrologue n’est qu’un menteur, adepte de zarq et de divagations.
Par la suite, une autre école apparut au Maghreb, représentée notamment par Abû Isḥâq al-Zarqâlî (4) et ses disciples, lequel vécut environ cent ans après Abû l-Ṣalt (5). Dans les deux branches de la science – l’observationnelle et la judiciaire –, il s’écarta à la fois des Anciens et des Modernes : il retrancha, des observations « éprouvées al-Maʾmûniennes », plusieurs degrés dans les signes du Zodiaque, et, des observations hākimiennes, quelques minutes d’arc. Pour les jugements, il emprunta des voies étrangères aux méthodes usuelles des praticiens et prétendit qu’elles