des astres eux-mêmes ; se fondant uniquement sur ce qu’ils trouvaient dans les livres quant à leurs longitudes et leurs latitudes, ils les ont reportées sur le globe sans savoir distinguer le vrai du faux. »
Il poursuivit : « Ils ont en outre ajouté ou retranché de quelques minutes les longitudes et les latitudes (1) d’un grand nombre d’étoiles, faisant croire ainsi qu’ils avaient tout observé ; ils prétendirent avoir constaté, entre leurs relevés et les positions de Ptolémée, des écarts de longitude et de latitude exactement proportionnés — à l’exception du supplément qu’ils attribuaient aux mouvements des astres durant les années qui les séparaient de lui — alors qu’en réalité ils ne connaissaient pas les étoiles individuellement. »
Il composa d’autres ouvrages encore, remplis de la réfutation de leurs erreurs, de la mise au jour de leurs mensonges et de leurs confusions (2).
Il attesta qu’ils s’étaient tantôt bornés à imiter des opinions astronomiques (3), tantôt à recopier les représentations figurées des constellations qu’ils avaient trouvées ; ils ne sont, en paroles comme en actes, que des imitateurs dépourvus de discernement.
Il déclara enfin qu’ils étaient des illusionnistes (4), des falsificateurs, voire de purs menteurs et calomniateurs : ils avaient ajouté quelques minutes à l’intervalle qui sépare leur époque de celle de Ptolémée et, grâce à cette supercherie, avaient persuadé le public qu’ils avaient répété les observations de leurs devanciers et découvert ce que ceux-ci n’avaient pas découvert.