, jusqu’à ce qu’il rapporta un long entretien au terme duquel ils reconnurent qu’Abû Maʿshar tenait cela des usages des Indiens en matière de longévité.
Shâdhân, interrogé sur une autre question, lui lança alors : « Vous n’êtes rien d’autre que des charlatans ! »
Après ceux-là surgit une nouvelle génération, parmi lesquels Abû al-Ḥusayn ʿAbd al-Raḥmân ibn ʿUmar ibn ʿAbd (1), plus connu sous le nom d’al-Ṣûfî. Il vécut environ soixante-dix ans après Abû Maʿshar et déclara avoir relevé chez les derniers venus, par rapport aux premiers, quantité d’erreurs. Il composa un traité sur la connaissance des étoiles fixes, qu’il présenta à ʿAḍud al-Dawla ibn Bûya ; celui-ci l’approuva et le combla de récompenses. Dans cet ouvrage, il mit en lumière nombre de bévues commises par les disciples du « second relevé d’observations », notamment celles de Utarid l’astrologue, de Muhammad ibn Jâbir al-Battanî et de ʿAlî ibn ʿIsâ al-Harrânî.
Il écrit dans l’introduction de son livre : « Voyant que ces hommes, dont la renommée s’étend aux confins du monde, qui occupent le premier rang dans la discipline et que chacun suit en étudiant leurs ouvrages (2), s’étaient contentés de reproduire leurs devanciers sans examiner visuellement la justesse ou l’erreur de leurs dires, qu’ils avaient donné au public l’illusion d’observations effectives, au point que quiconque consultait leurs écrits les croyait réellement versés dans la connaissance des astres et de leurs positions… »
Et il poursuit : « Tout leur édifice repose sur des globes (3) figurés, fabriqués par quelqu’un qui n’y entend rien (4)… »