qu’il n’était pas véritablement sec, mais au contraire froid, corrompu et tortueux (1). » Il poursuivit : « Tous les accidents imperceptibles ne sont que pure conjecture ; nul d’entre eux n’offre de certitude, il n’existe qu’une supposition plus forte qu’une autre.
Quiconque examine attentivement la situation de ces gens constate que ce qu’ils possèdent n’est que tour d’illusion (2) et flair physiognomonique, qui les fait tantôt viser juste, tantôt se tromper (3).
Shâdhân rapporte encore, dans l’ouvrage cité : « Le Dârî (4), dualiste (5) établi aux Indes, correspondait avec Abû Maʿshar et échangeait des présents avec lui. Il lui envoya le thème natal du fils du roi de Serendib : l’ascendant en Gémeaux ; le Soleil et la Lune en Capricorne, la Lune hors des rayons ; Mercure en Verseau ; Jupiter en Bélier ; Saturne en Cancer, rétrograde au paroxysme de sa rétrogradation. Abû Maʿshar en conclut que l’enfant atteindrait le cycle moyen de Saturne. Je m’exclamai : « Gloire à Allah ! Saturne (6) est rétrograde en pleine crise de rétrogradation, dans une maison (7) qui tombe hors des angles ; il ne lui accorde au mieux que son cycle le plus court, dont il faut encore retrancher cinquante ans ! » Je continuai de contester ce jugement et de l’avertir que son crédit risquait de s’effondrer auprès des gens de cette région, jusqu’à