Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

qu’il n’était pas véritablement sec, mais au contraire froid, corrompu et tortueux (1). » Il poursuivit : « Tous les accidents imperceptibles ne sont que pure conjecture ; nul d’entre eux n’offre de certitude, il n’existe qu’une supposition plus forte qu’une autre.

Quiconque examine attentivement la situation de ces gens constate que ce qu’ils possèdent n’est que tour d’illusion (2) et flair physiognomonique, qui les fait tantôt viser juste, tantôt se tromper (3).

Shâdhân rapporte encore, dans l’ouvrage cité : « Le Dârî (4), dualiste (5) établi aux Indes, correspondait avec Abû Maʿshar et échangeait des présents avec lui. Il lui envoya le thème natal du fils du roi de Serendib : l’ascendant en Gémeaux ; le Soleil et la Lune en Capricorne, la Lune hors des rayons ; Mercure en Verseau ; Jupiter en Bélier ; Saturne en Cancer, rétrograde au paroxysme de sa rétrogradation. Abû Maʿshar en conclut que l’enfant atteindrait le cycle moyen de Saturne. Je m’exclamai : « Gloire à Allah ! Saturne (6) est rétrograde en pleine crise de rétrogradation, dans une maison (7) qui tombe hors des angles ; il ne lui accorde au mieux que son cycle le plus court, dont il faut encore retrancher cinquante ans ! » Je continuai de contester ce jugement et de l’avertir que son crédit risquait de s’effondrer auprès des gens de cette région, jusqu’à

(1) (Ta) : « Mais il est froid ; examine-le pour moi. » (2) Il s’agit ici de ruses et de tromperies. On appelle « zarrâq » un imposteur ; dans la langue sassanide, le terme désigne celui qui s’assied au bord du chemin, feint d’observer les astres et trompe les passants. Voir : al-Ansâb d’al-Samani, 6/267 ; Lisân, s.v. « z-r-q » ; Qasd as-Sabîl, 2/84 ; Complément aux dictionnaires, Dozy, 5/311. (3) Voir : Nashwâr al-Muhâdara, 2/324. (4) Telle est la leçon des manuscrits. Il s’agirait sans doute de la nisba « al-Dârî », tirée d’un village situé à cinq parasanges de Hérat ; cf. al-Ansâb, 5/252. L’édition (Ta) lit « al-Râzî ». (5) Les manuscrits Qâf et Dâl portent « al-Mathnawî » ; la version (T) omet ce mot. (6) Les manuscrits donnent « jâh », tandis que l’édition (Ta) lit « jâʾahu » ; ces deux formes résultent d’une corruption. (7) Le manuscrit (T) ajoute : « Abû Maʿshar trancha l’affaire pour lui dans une maison. »
إنه ليس بصادقٍ في اليُبس، لكنه باردٌ عفنٌ ملتوي (١)، فقال: كلُّ الأعراض الغائبة توهُّم، لا يكونُ شيءٌ منها يقينًا، وإنما يكونُ توهُّمٌ أقوى من توهُّم. ومن تأمَّل أحوالَ القوم علمَ أنَّ ما معهم زَرْقٌ (٢) وتفرُّسٌ يصيبون معها ويخطئون (٣). قال شاذان في كتابه المذكور: كان الداري (٤) الثنويُّ (٥) الذي بالهند يُكاتِبُ أبا معشر ويُهادِيه، فأنفَذ لأبي معشر مولدًا لابن مالكِ سرنديب، طالعُه الجوزاء، والشَّمس والقمر في الجَدي، والقمرُ خارجٌ عن الشُّعاع، وعُطارد في الدَّلو، والمشتري في الحَمَل، وزُحَل في السَّرطان راجعٌ في بُحْران الرجوع، فحكمَ له أبو معشر بأنه يعيشُ دورَ زُحَل الأوسط، فقلت: سبحان الله! زُحَل (٦) راجعٌ في بُحْران الرجوع، في بيتٍ (٧) ساقطٍ عن الأوتاد، لا يعطيه إلا دوره الأصغر، ويحتاجُ أن يسقط منه الخمسين! وجعلتُ أُنكِرُ عليه ذلك وأخوِّفه أن تسقط منزلتُه عند أهل تلك البلاد، إلى
(١) (ط): «لكنه بارد فنظر لي». (٢) أي: حِيَلٌ وخِدَاع. رجلٌ زرَّاق: خدَّاع. والزرَّاق - بلغة الساسانيين -: الذي يقعد على الطريق فيحتال وينظر بزعمه في النجوم. انظر: «الأنساب» للسمعاني (٦/ ٢٦٧)، و «اللسان» «زرق»، و «قصد السبيل» (٢/ ٨٤)، و «تكملة المعاجم» لدوزي (٥/ ٣١١). (٣) انظر: «نشوار المحاضرة» (٢/ ٣٢٤). (٤) كذا في الأصول. لعله نسبة إلى: دار، قرية على خمسة فراسخ من هراة. انظر: «الأنساب» (٥/ ٢٥٢). وفي (ط): «الرازي». (٥) (ق، د): «المثنوي». وهي مهملة في (ت). (٦) في الأصول: «جاه». وفي (ط): «جاءه». وهو تحريف. (٧) (ت): «فحكم له أبو معشر في بيت».

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