leurs conclusions et mit en évidence leur erreur, comme l’a rapporté Abû Saʿîd Shâdhân ibn Baḥr l’astrologue dans son ouvrage « Les Secrets des Étoiles » (1). Il raconte :
Abû Maʿshar a dit : « Muḥammad ibn Mûsâ l’astrologue, surnommé al-Julays (2) — qu’on ne confonde pas avec al-Khuwârizmî — m’a rapporté ceci : Yâḥyâ ibn Abî Manṣûr, ou — selon une autre version — Muḥammad ibn Muḥammad al-Julays, m’a raconté :
“Je me présentai devant al-Maʾmûn alors qu’il était entouré d’un groupe d’astrologues. Se tenait là un homme qui revendiquait la prophétie ; le calife avait fait appeler les juges et les juristes, qui n’étaient pas encore arrivés, et nous n’en savions rien.
Il me dit, ainsi qu’à ceux des astrologues présents : ‘Allez établir l’ascendant relatif à la prétention de cet homme, puis informez-moi de ce que le ciel indique quant à la véracité ou à la fausseté de son propos.’ Al-Maʾmûn ne nous avait pas précisé qu’il s’agissait d’un supposé prophète.
Nous nous rendîmes donc dans un recoin du palais ; nous dressâmes soigneusement l’horoscope et le couchâmes par écrit. Il se trouva (3) que le soleil et la lune étaient exactement au même degré [et que le sahm al-saʿâda (Lot de la Fortune) et le sahm al-ghayb (Lot du Mystère) se situaient eux aussi au même degré que] (4) l’ascendant ; l’ascendant était en Capricorne, Jupiter, en Vierge, l’aspectait, tandis que Vénus et Mercure, en Scorpion, l’aspectaient également.
À cette vue, tous les astrologues présents déclarèrent : ‘Cet homme dit vrai.’ ”