un mensonge touchant la nouvelle elle-même, ou encore quelque ajout ou retranchement ; placée en Bélier et dans les « signes véridiques », elle atteste au contraire l’exactitude du récit et son équilibre. Dans le Cancer et les signes dits « changeants », elle n’annonce pas que la nouvelle bascule dans le faux ; il se peut néanmoins qu’elle se transforme et devienne plus marquante qu’elle ne l’est à présent, à moins qu’un astre maléfique ne la regarde : alors il la corrompt et la réduit à néant.
Il ajoute : « Pour reconnaître la véracité d’une annonce lorsque tu en doutes, consulte le sahm al-ghayb (la Part de l’Invisible). Si celle-ci est indemne de Mars et de la Queue du Dragon, et qu’elle reçoive un aspect favorable de son maître, de la Lune ou du Soleil, l’annonce est authentique. »
Tel est le terme de sa réponse ; comme on le voit, elle revient à dire qu’avec les conjonctions qu’il a décrites la nouvelle est vraie, tandis qu’avec les autres elle laisse augurer le mensonge.
On dira donc à ces imposteurs, ces menteurs qui embrouillent les choses : « Ô confrérie des astrologues, est-il pour vous impossible que l’un d’entre vous forge un récit mensonger au moment même de ces conjonctions, ou cela relève-t-il du possible (1) — et même du réel ? Et, de la même manière, serait-il impossible qu’un informateur dise vrai sous les autres conjonctions, ou bien la vérité deviendrait-elle alors si improbable que vos mensonges dépasseraient tout ce que vous proférez le reste du temps ? »
Y a-t-il délire plus extravagant (2) que celui-là ?
Si nous entreprenions de relever leurs jugements et décisions mensongers que les faits ont contredits, plusieurs gros volumes en résulteraient.
Quant aux revers essuyés par quiconque se fie aux règles astrologiques pour ses actes, ses voyages, son entrée