où les angles du thème demeurent stables (1), que la Lune et Mercure se trouvent dans des signes fixes et que la Lune vient de se séparer des planètes bénéfiques ; dans ce cas, assurent-ils, la nouvelle ne saurait être mensongère !
Or une telle conclusion est elle-même fallacieuse : elle les contraindrait à admettre que quiconque inventerait un faux récit à cet instant précis verrait l’ascendant ainsi décrit le valider, ou bien à soutenir qu’il est tout bonnement impossible de mentir à cette heure-là !
Abû Maʿshar l’astrologue a soulevé cette objection dans son ouvrage « Les Secrets » (2) et y a répondu en ces termes : les nouvelles diffèrent les unes des autres. Si la nouvelle annoncée est funeste, procède de causes de mal, d’injustice ou d’actes attribués à la nature des planètes maléfiques (3), qu’un maléfique (4) occupe l’ascendant et que la Lune vient de se séparer d’une planète bénéfique, la nouvelle est fausse. En revanche, si la nouvelle est réjouissante, liée à des causes de bien, de justice et à des actes imputés à la nature des planètes bénéfiques, qu’une bénéfique occupe l’ascendant et que la Lune ne s’en soit pas encore séparée, alors la nouvelle est vraie.
Il ajoute : Saturne n’indique pas, en toute circonstance, le mensonge ; il signale plutôt la présence d’obstacles susceptibles d’empêcher la réalisation de la nouvelle. Le véritable fléau, poursuit-il, c’est Mars ou la Queue du Dragon : lorsque l’un ou l’autre domine les angles ainsi que la Lune ou Mercure (5), ils sont le signe du mensonge et de la nullité du récit.
Et de conclure : quoi qu’il en soit, la Lune placée dans le Scorpion ou dans les « signes menteurs » annonce