Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

où les angles du thème demeurent stables (1), que la Lune et Mercure se trouvent dans des signes fixes et que la Lune vient de se séparer des planètes bénéfiques ; dans ce cas, assurent-ils, la nouvelle ne saurait être mensongère !

Or une telle conclusion est elle-même fallacieuse : elle les contraindrait à admettre que quiconque inventerait un faux récit à cet instant précis verrait l’ascendant ainsi décrit le valider, ou bien à soutenir qu’il est tout bonnement impossible de mentir à cette heure-là !

Abû Maʿshar l’astrologue a soulevé cette objection dans son ouvrage « Les Secrets » (2) et y a répondu en ces termes : les nouvelles diffèrent les unes des autres. Si la nouvelle annoncée est funeste, procède de causes de mal, d’injustice ou d’actes attribués à la nature des planètes maléfiques (3), qu’un maléfique (4) occupe l’ascendant et que la Lune vient de se séparer d’une planète bénéfique, la nouvelle est fausse. En revanche, si la nouvelle est réjouissante, liée à des causes de bien, de justice et à des actes imputés à la nature des planètes bénéfiques, qu’une bénéfique occupe l’ascendant et que la Lune ne s’en soit pas encore séparée, alors la nouvelle est vraie.

Il ajoute : Saturne n’indique pas, en toute circonstance, le mensonge ; il signale plutôt la présence d’obstacles susceptibles d’empêcher la réalisation de la nouvelle. Le véritable fléau, poursuit-il, c’est Mars ou la Queue du Dragon : lorsque l’un ou l’autre domine les angles ainsi que la Lune ou Mercure (5), ils sont le signe du mensonge et de la nullité du récit.

Et de conclure : quoi qu’il en soit, la Lune placée dans le Scorpion ou dans les « signes menteurs » annonce

(1) D lit. «awtad …amnah» ; Q, T «aw …a d …a minh». La lecture demeure obscure et, pour ma part, je ne la tiens pas pour certaine. (2) «Asrar an-nujum» (Les secrets des astres) : l’ouvrage est conservé dans de nombreux manuscrits aux variantes considérables et n’a jamais été édité. Il ne faut pas le confondre avec «al-Mudhakarât», recueil de questions que Shadhan b. Bahr soumit à l’auteur et auxquelles celui-ci répondit. Cf. Histoire de la littérature arabe, 4/208 ; Addenda à l’histoire du patrimoine arabe, 8/114, 124. (3) Les manuscrits de base lisent «Tabā’iʿ al-munajjimîn» (Les tempéraments des astrologues) ; nous suivons ici la leçon de l’édition Ṭ, qui est la correcte. (4) Omission dans les manuscrits de base. (5) T lit. «istawiya».
أوتادٍ ثابتة (١) الوجود، والقمرُ وعطاردُ في بروجٍ ثوابت، والقمرُ منصرفٌ عن السُّعود؛ فالخبر ليس بباطل! والباطلُ مثلُ هذا؛ فإنه يلزمُهم أنَّ من وضعَ خبرًا باطلًا في ذلك الوقت أنَّ الطالعَ المذكور يصحِّحُه، أو يقولوا: لا يُمْكِنُ أحدًا أن يكذبَ في ذلك الوقت! وقد أورَد أبو معشر المنجِّم هذا السُّؤالَ في كتاب «الأسرار» (٢) له، وأجابَ عنه: أنَّ الأخبارَ تختلف، فإن ورَد خبرٌ مكروهٌ من أسباب الشرِّ والجَوْر والأفعال المنسوبة إلى طبائع النُّحوس (٣)، وفي الطالع [نحسٌ] (٤)، والقمر منصرفٌ عن سَعْد؛ فالخبرُ باطل. وإن ورَد خبرٌ محبوبٌ من أسباب الخير والعدل والأفعال المنسوبة إلى طبائع السُّعود، وفي الطالع سَعْد، والقمرُ [غير] منصرفٍ عن سعد؛ فالخبرُ حقٌّ. قال: وزُحَل لا يدلُّ في كلِّ حالٍ على الكذب، بل يدلُّ على وجود العوائق عمَّا يُوقِعُ ذلك الخبر، لكنَّ البلاءَ المريخُ أو الذَّنَبُ إذا استوليا (٥) على الأوتاد وعلى القمر أو عُطارد؛ فإنهما يدلَّان على الكذب والبطلان. ثمَّ قال: وعلى كلِّ حال، فالقمرُ في العقرب والبروج الكاذبة يُنْذِرُ
(١) (د): «اوتاد ـامنه». (ق، ت): «او ـا د ـا منه». وهو مشكلٌ كما ترى، ولستُ فيما أثبتُّ على ثقة. (٢) «أسرار النجوم»، نسخه كثيرة، وفيها اختلافٌ كبير، ولم يطبع بعد. وهو غير كتاب «المذاكرات»، ذاك أسئلة وجهها له شاذان بن بحر، فأجابه عنها. انظر: «تاريخ الأدب العربي» (٤/ ٢٠٨)، و «استدراكات على تاريخ التراث العربي» (٨/ ١١٤، ١٢٤). (٣) في الأصول: «طبائع المنجمين». والمثبت من (ط). وهو الصواب. (٤) ساقطة من الأصول. (٥) (ت): «استويا».

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