Et il laissa libre cours à l’adhân (l’appel à la prière), tandis que les cloches de saint Georges se taisaient pour lui, chose qu’ils n’auraient jamais soupçonnée. (1)
Parmi les points sur lesquels les astrologues font unanimité, il y a ceci : si quelqu’un veut que Dieu exauce son invocation, il doit placer la « Tête » – le nœud ascendant – au milieu du ciel, conjointe à Jupiter ou du moins sous son aspect bienveillant (2) ; que la Lune soit en conjonction avec cette Tête, ou bien, après s’en être éloignée, qu’elle se dirige vers le maître de l’ascendant ; ou encore que ce maître soit lui-même en conjonction avec Jupiter, adressant à la Tête un regard d’amitié (3). Dans tous ces cas, assurent-ils, l’exaucement est garanti sans l’ombre d’un doute (4).
Ils ajoutent : « Les rois de la Grèce observaient scrupuleusement cette règle et en louaient toujours les conséquences. »
Quiconque use de raison n’a nul besoin de longue réflexion pour voir l’absurdité et l’impossibilité de telles rêveries ; le Seigneur des cieux et de la terre, exalté soit-Il, n’est nullement affecté par le mouvement des astres ; Il est bien trop saint et bien trop élevé pour cela.
Ah, quelles cervelles – matière à rire pour les gens sensés, qu’ils soient croyants ou mécréants ! Que trouvent-ils donc dans ces configurations pour y voir une preuve irrésistible de l’obligation qu’aurait Dieu d’exaucer les prières ?
Autre point sur lequel les astrologues sont d’accord, ou presque : si une nouvelle survient à un moment