qu’ils tiraient de lui une arrogance sans borne ; al-Muktafî dépêcha donc un émissaire chargé d’en prendre possession et fit venir à sa cour les commandants égyptiens.
À son retour, al-Qâsim ibn ʿUbayd Allâh, le vizir, ordonna que l’on fît comparaître devant lui le chef des astrologues ; il le gifla à de nombreuses reprises, après l’avoir fait tenir debout et l’avoir vertement réprimandé pour ses mensonges et ses affabulations, puis il déclara se désavouer de lui et de tous ceux qui partageaient ses opinions.
Abû Ḥayyân al-Tawḥîdî rapporte, dans son ouvrage L’Agrément et les Entretiens : « Si de telles impostures et calomnies venaient à être révélées et divulguées, si leurs auteurs étaient conspués, confrontés à leurs erreurs et empêchés de formuler des prétentions frôlant l’invisible, cela deviendrait un véritable fouet pour quiconque laisse libre cours à sa langue en prétendant savoir ce qui se passera demain ; leurs langues en seraient coupées, leurs prétentions réprimées (1), et les petits comme les grands recevraient une leçon salutaire » (2).
Autre illustration : leur unanimité, en 353 H, lorsque le général Jawhar al-ʿAzîz projeta de fonder la ville du Caire ; il avait alors précédé son maître, surnommé al-Muʿizz, pour