Je dis : cet argument compte parmi les plus vains, car si les astres, comme vous le prétendez, indiquaient tout ce qui advient en ce monde, l’astrologue connaîtrait immanquablement, en toute circonstance, le choix sur lequel l’homme finira par se fixer, qu’il veuille ou non le contredire. Puisqu’il n’en est pas ainsi, il n’y a plus lieu de soutenir la validité de cette excuse.
On pourra objecter : « Les entités célestes sont des agents, les réalités inférieures des réceptacles ; les effets produits par l’agent peuvent donc varier selon la diversité des réceptacles. Ainsi, quand les données célestes montrent que l’homme choisira de sortir par telle porte, le désir de confondre l’astrologue constitue un état psychique qui empêche l’apparition de l’effet commandé par les causes astrales ; c’est pourquoi l’évènement ne se conforme pas au jugement de l’astrologue. »
Nous répondons : dès lors que les causes astrales exigent un effet, il est impossible qu’apparaisse dans l’âme quelque chose qui s’y oppose, car les volontés, inclinations et résolutions qui naissent dans l’âme sont elles-mêmes, selon vous, des effets de ces influences célestes ; elles ne sauraient donc contredire leur cause. Par-dessus tout, jamais l’astrologue n’affirme que l’ascendant impose telle volonté à l’homme « sauf si celui-ci veut le contraire » ; aucun d’entre vous ne le dirait. L’inconsistance de cette justification apparaît ainsi clairement.
Dix-septième aspect : on ne peut connaître la nature des signes du Zodiaque, celle des planètes et leurs combinaisons que par l’expérience, laquelle exige au minimum que le même phénomène se reproduise deux fois dans un état identique. Or cela est impossible pour les planètes (1), car lorsqu’un astre déterminé occupe une position précise dans la sphère céleste et que