par lesquelles tel homme accomplit le summum du bien et des œuvres louables, tandis que tel autre réalise le comble du mal et des actes détestables, alors même que le seul rayon n’a fait qu’échauffer leurs organes (1). Qu’est-ce donc qui pousse leurs deux âmes, à partir de ce même échauffement, à des réactions si éloignées et contradictoires (2) ?
De plus, qu’est-ce qui explique la variété des réceptacles, alors que l’influence des astres ne s’exerce sur eux que par un même principe de réchauffement ou de refroidissement ? Comment ces réceptacles peuvent-ils différer à ce point alors qu’ils ne reposent tous que sur une influence unique ?
Seizième aspect : supposons qu’un homme soit assis dans une maison pourvue de deux portes, l’une à l’est, l’autre à l’ouest, et qu’il demande à l’astrologue : « Par laquelle l’ascendant m’ordonne-t-il de sortir ? » Si l’astrologue répond : « Par la porte orientale », il pourra le démentir en sortant par l’occidentale, et inversement. Il en va de même pour entreprendre un voyage le jour même, pour commencer une construction ou toute autre initiative à la date que l’astrologue lui fixe, affirmant que l’ascendant l’exige sans avance ni retard : dans tous ces cas, il reste toujours possible de le contredire (3).
Si vous objectez : « Lorsque l’astrologue annonce à quelqu’un ce qu’il fera et choisira, cela l’incite justement à le contester et à prouver son erreur », la voie permettant de vérifier son éventuelle véracité (4) serait que l’astrologue rende son jugement au sujet d’une personne déterminée, le consigne par écrit puis le cache, ou qu’il le confie à un tiers tout en le tenant secret pour l’intéressé ; alors seulement la véracité de l’astrologue apparaîtrait !