constituerait l’ascendant, et serait dès lors absolument équivalente aux autres secteurs, le jugement qui vaut pour ces derniers demeurant identique.(1)
Mais si les secteurs diffèrent par leur essence et leur nature, il ne fait aucun doute que la sphère céleste est un corps d’une immensité prodigieuse : on rapporte même que, lorsqu’un coureur d’une vigueur extrême lève puis repose le pied, la sphère s’est déjà déplacée de trois mille milles.(2)
Dès lors, entre l’instant où l’enfant sort du ventre de sa mère et celui où l’astrologue saisit l’astrolabe(3) pour relever l’élévation, la sphère aura tourné l’équivalent de toute la terre plusieurs milliers de fois.
Par conséquent, le secteur que l’astrologue détermine au moyen de l’astrolabe n’est pas, à proprement parler, le véritable ascendant.(4) Et si les secteurs célestes sont hétérogènes quant à leur nature et à leur essence, il apparaît clairement qu’établir l’ascendant est impossible.
Vos érudits eux-mêmes l’ont reconnu en disant : certes, les choses se passent ainsi, mais l’expérience a montré que cet ascendant, bien qu’il soit impossible à l’homme de le saisir, fournit néanmoins une part considérable de connaissance préliminaire,(5) malgré les nombreux vices que vous venez d’énumérer ; il ne saurait donc être totalement négligé.