Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

il se peut fort bien que l’ascendant du moment présage une destruction ou un naufrage généralisé, et, parce qu’il l’emporterait sur l’ascendant natal, c’est son influence qui devrait prévaloir. — Or nous disons : ce seul cas ruine, à vos dépens, la théorie même de l’ascendant de naissance et du thème radical, et rend sans objet l’affirmation de leur efficacité, car d’innombrables ascendances se succèdent aussitôt, dont certaines (1), voire la plupart, peuvent être plus puissantes que le premier ; juger d’après lui devient donc caduc, puisque rien ne vous garantit que les ascendances suivantes ne décrètent pas exactement l’opposé. Dès lors, le prendre en considération ne sert rigoureusement à rien.

Treizième argument. Nous voyons deux vastes armées, ou deux camps adverses (2), s’affronter et se combattre ; l’ascendant du moment a été relevé pour chacun d’eux, et pourtant le victorieux, le triomphant, n’est que l’un des deux, alors même que l’ascendant est identique !

L’objection avancée par vos défenseurs — à savoir qu’on peut toujours imputer une erreur de calcul ou de jugement à celui qui a établi l’ascendant — ne vous profite en rien ; car, quel que soit l’ascendant retenu pour les deux parties, un seul d’entre elles devait l’emporter. Même si l’ascendant était établi avec une certitude absolue (3), excluant toute possibilité d’erreur, il faudrait nécessairement que l’un soit victorieux et l’autre vaincu. Cela anéantit indubitablement la doctrine des jugements astrologiques (4).

Quatorzième argument. Les divisions que vous postulez dans la sphère céleste sont soit de nature et d’essence homogènes, soit hétérogènes ; si elles sont homogènes (5), alors la portion qui

(1) Les manuscrits de base lisent : « wasala baʿḍuhā » (« certaines parties se rejoignent »), mais la leçon retenue ici semble plus correcte. Cf. Al-falaka wa-l-maflukūn, p. 25, où le contexte diffère. (2) Le manuscrit Q porte « al-mutaʿâliyin », tandis que le manuscrit T lit « al-mutaqâbilin ». (3) Le manuscrit T propose « qaṭʿiyyan » (« de façon certaine »). La lettre yâʾ est effacée dans D et Q. (4) Cf. Ghayat al-marâm, p. 212, et Abkâr al-afkâr, vol. 2, p. 272. (5) Les manuscrits Q et D lisent « mutasâwiya » (« égales »).
طالعَ الوقت لعلَّه اقتضى هلاكًا أو غرقًا عامًّا، وهو أقوى من طالع الأصل، فكان التأثيرُ له= لأنَّا نقول: هذا بعينه يُبْطِلُ عليكم طالعَ المولود والأصل، ويُحِيلُ القولَ بتأثيره واعتباره جملة؛ فإنَّ الطوالعَ بعده مختلفةٌ كثيرة، ولعلَّ بعضها (١) أو أكثرها أقوى منه، فيكون الحكمُ بمُوجَبه باطلًا، إذ لا أمانَ لكم من اقتضاء الطوالع بعده ضدَّ ما اقتضاه، وحينئذٍ فلا يفيدُ اعتبارُه شيئًا. الوجه الثالث عشر: أنَّا نرى الجيشَين العظيمَين والحِزْبَين المتغالبَيْن (٢) يقتتلان ويختصمان، وقد أُخِذَ طالعُ الوقت لكلٍّ منهما، ومع هذا فالمنصورُ والغالبُ أحدُهما، مع أنَّ الطالعَ واحد! ولا ينفعُكم في هذا جوابُ من انتصر لكم بأنه لا مانعَ من القول بخطأ الآخِذ للطالع في الحساب والحُكم؛ فإنه لو أُخِذَ لهما أيُّ طالعٍ كان لم يكن الغالبُ إلا أحدَهما، حتى لو كان الطالعُ قطعًا (٣) لا يُتَصَوَّرُ فيه الغلطُ لم يكن بدٌّ من كون أحدهما غالبًا والآخر مغلوبًا، وهذا يُبْطِلُ مذهبَ الأحكام بلا ريب (٤). الوجه الرابع عشر: أنَّ الأجزاء المفترَضة في الفلَك إمَّا أن تكون متشابهةً في الطبيعة والماهيَّة، أو مختلفةً فيها؛ فإن كانت متشابهةً (٥) كان الجزءُ الذي
(١) في الأصول: «واصل بعضها». والمثبت أشبه بالصواب. وانظر: «الفلاكة والمفلوكون» (٢٥)، ففي سياقه اختلاف. (٢) (ق): «المتعاليين». (ت): «المتقابلين». (٣) (ت): «قطعيا». وطمست الياء في (د، ق). (٤) انظر: «غاية المرام» (٢١٢)، و «أبكار الأفكار» (٢/ ٢٧٢). (٥) (ق، د): «متساوية».

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