il se peut fort bien que l’ascendant du moment présage une destruction ou un naufrage généralisé, et, parce qu’il l’emporterait sur l’ascendant natal, c’est son influence qui devrait prévaloir. — Or nous disons : ce seul cas ruine, à vos dépens, la théorie même de l’ascendant de naissance et du thème radical, et rend sans objet l’affirmation de leur efficacité, car d’innombrables ascendances se succèdent aussitôt, dont certaines (1), voire la plupart, peuvent être plus puissantes que le premier ; juger d’après lui devient donc caduc, puisque rien ne vous garantit que les ascendances suivantes ne décrètent pas exactement l’opposé. Dès lors, le prendre en considération ne sert rigoureusement à rien.
Treizième argument. Nous voyons deux vastes armées, ou deux camps adverses (2), s’affronter et se combattre ; l’ascendant du moment a été relevé pour chacun d’eux, et pourtant le victorieux, le triomphant, n’est que l’un des deux, alors même que l’ascendant est identique !
L’objection avancée par vos défenseurs — à savoir qu’on peut toujours imputer une erreur de calcul ou de jugement à celui qui a établi l’ascendant — ne vous profite en rien ; car, quel que soit l’ascendant retenu pour les deux parties, un seul d’entre elles devait l’emporter. Même si l’ascendant était établi avec une certitude absolue (3), excluant toute possibilité d’erreur, il faudrait nécessairement que l’un soit victorieux et l’autre vaincu. Cela anéantit indubitablement la doctrine des jugements astrologiques (4).
Quatorzième argument. Les divisions que vous postulez dans la sphère céleste sont soit de nature et d’essence homogènes, soit hétérogènes ; si elles sont homogènes (5), alors la portion qui