d’un jardin terrestre, situé sur une hauteur de ce monde, et non du Jardin du refuge que Dieu a préparé pour Ses serviteurs croyants au Jour de la Résurrection.
Mundhir b. Saʿîd a rapporté cette opinion dans son Tafsîr au nom de plusieurs autorités et a déclaré : « Quant à la parole adressée à Adam : ﴿اسْكُنْ أَنْتَ وَزَوْجُكَ الْجَنَّةَ﴾ – “Habite, toi et ton épouse, le Jardin” –, un groupe a soutenu qu’Allah, exalté soit-Il, installa Adam – paix sur lui – dans le Jardin d’éternité que les croyants rejoindront au Jour de la Résurrection. D’autres ont affirmé qu’il s’agissait d’un autre jardin que celui-là ; Dieu le lui destina et l’y fit demeurer : ce n’est pas le Jardin d’éternité. »
Il poursuivit : « Cette seconde opinion est corroborée par de nombreux indices qui la rendent plus probante. En effet, le Jardin auquel on accédera après la Résurrection relève du domaine de l’Au-delà (1) ; on n’y entrera que le Jour dernier, qui n’est pas encore advenu. Or, Dieu l’a décrite dans Son Livre avec des caractéristiques précises, et il est inconcevable qu’Il décrive une chose d’une certaine manière pour qu’ensuite cette chose ne corresponde pas aux qualités qu’Il lui a assignées ; soutenir le contraire revient à démentir l’information rapportée par Dieu. »
Ils ajoutèrent : « Nous avons constaté que Dieu – qu’Il soit exalté – qualifie le Jardin qu’Il a préparé pour les pieux, après la Résurrection, de “demeure de stabilité” (dâr al-muqâma), et pourtant Adam n’y a pas séjourné. »