qui vient de se séparer du ventre maternel, hormis un seul point : l’un et l’autre surgissent après avoir été cachés. Or, cette simple concomitance ne saurait en rien établir de lien entre cette configuration céleste particulière et l’ensemble des situations de cet individu ; qui s’en prévaut manque assurément de raison.
Troisièmement : au moment précis où se produit cet ascendant, apparaissent simultanément toutes sortes d’animaux, de plantes et de minéraux. Si l’ascendant produisait réellement des effets déterminés, il faudrait que tout ce qui advient dans notre monde à cet instant en partageât les conséquences. Comme tel n’est pas le cas, l’affirmation d’une influence de l’ascendant se révèle nulle et non avenue.
Quatrièmement : à supposer même que l’ascendant exerce quelque effet, il conviendrait de dire que l’ascendant pertinent est celui du moment où la goutte fécondante s’implante, et non celui de la naissance. En effet, c’est à l’implantation que l’être commence à se former et à se développer, tandis qu’à la naissance sa constitution est déjà achevée ; le seul changement alors est son passage d’un lieu à un autre. Il s’ensuit que, si l’on devait jamais tenir compte d’un ascendant, ce serait nécessairement celui de l’implantation de la semence, non celui de la naissance.
Huitièmement : les observations astronomiques ne sont jamais exemptes d’erreur ni de défaillance (1). Abû ‘Alî Ibn al-Haytham (2) a d’ailleurs rédigé un traité magistral où il recense les divers types de défauts qui affectent les instruments.