Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

qui vient de se séparer du ventre maternel, hormis un seul point : l’un et l’autre surgissent après avoir été cachés. Or, cette simple concomitance ne saurait en rien établir de lien entre cette configuration céleste particulière et l’ensemble des situations de cet individu ; qui s’en prévaut manque assurément de raison.

Troisièmement : au moment précis où se produit cet ascendant, apparaissent simultanément toutes sortes d’animaux, de plantes et de minéraux. Si l’ascendant produisait réellement des effets déterminés, il faudrait que tout ce qui advient dans notre monde à cet instant en partageât les conséquences. Comme tel n’est pas le cas, l’affirmation d’une influence de l’ascendant se révèle nulle et non avenue.

Quatrièmement : à supposer même que l’ascendant exerce quelque effet, il conviendrait de dire que l’ascendant pertinent est celui du moment où la goutte fécondante s’implante, et non celui de la naissance. En effet, c’est à l’implantation que l’être commence à se former et à se développer, tandis qu’à la naissance sa constitution est déjà achevée ; le seul changement alors est son passage d’un lieu à un autre. Il s’ensuit que, si l’on devait jamais tenir compte d’un ascendant, ce serait nécessairement celui de l’implantation de la semence, non celui de la naissance.

Huitièmement : les observations astronomiques ne sont jamais exemptes d’erreur ni de défaillance (1). Abû ‘Alî Ibn al-Haytham (2) a d’ailleurs rédigé un traité magistral où il recense les divers types de défauts qui affectent les instruments.

(1) Voir : ʿAbd ar-Raḥmân as-Sûfî, Al-ʿamal bi-l-Asturlâb, p. 314 ; Al-Battanî, Az-Zîj, p. 191 ; Fakhr ad-Dîn ar-Râzî, Al-Maṭâlib al-ʿâliyya, t. 8, p. 155. (2) Al-Ḥasan (ou, selon certains, Muḥammad) ibn al-Ḥasan, célèbre auteur de traités de géométrie, mort vers 430 H. Voir : Al-Qifṭî, Akhbâr al-ḥukamâʾ, p. 218 ; Ibn Abî Uṣaybiʿa, Ṭabaqât al-aṭibbâʾ, t. 2, p. 90.
الذي انفصل من بطن الأمِّ إلا في أمرٍ واحد، وهو أنَّ كلَّ واحدٍ منهما ظهر بعد الخفاء، ومجرَّدُ ذلك لا يوجبُ ارتباطَ ذلك الشَّكل المخصوص للفلَك بسائر أحوال هذا الإنسان البتَّة؛ فمدَّعي ذلك فاسدُ العقل. والنظر الثالث: أنه عند حدوث ذلك الطالع حدثت أنواعٌ من الحيوانات، وأنواعٌ من النبات، وأنواعٌ من الجمادات، فلو كان ذلك الطالعُ يوجبُ آثارًا مخصوصةً لوجب اشتراكُ كلِّ الأشياء التي حدثت في عالمنا هذا في ذلك الوقت في تلك الآثار، وحيث لم يكن الأمرُ كذلك علمنا أنَّ القولَ بتأثير الطالع باطل. الرابع: هَبْ أنَّ الطالعَ له أثر، إلا أنَّ الواجبَ أن يقال: الطالعُ المعتبر هو طالعُ مَسْقَط النطفة، لا طالعُ الولادة، وذلك لأنَّ عند مَسْقَط النطفة يأخذُ ذلك الشخصُ في التكوُّن والتولُّد، فأما عند الولادة فالشخصُ قد تمَّ تكوُّنه وحدوثُه، ولا حادثَ في هذا الوقت إلا انتقالُه من مكانٍ إلى مكانٍ آخر. فثبت أنه لو كان للطَّالع اعتبارٌ لوجب أن يكون المعتبر هو طالعُ مَسْقَط النطفة لا طالع الولادة. الوجه الثامن: أنَّ الأرصادَ لا تنفكُّ عن نوع الخلل والزَّلل (١)، وقد صنَّف أبوعلي ابنُ الهيثم (٢) رسالةً بليغةً في أقسام الخلل الواقع في آلات
(١) انظر: «العمل بالاسطرلاب» للصوفي (٣١٤)، و «زيج» البتاني (١٩١)، و «المطالب العالية» (٨/ ١٥٥). (٢) الحسن (وقيل: محمد) بن الحسن، صاحب التصانيف المشهورة في الهندسة، (ت: ٤٣٠ تقريبًا). انظر: «أخبار الحكماء» للقفطي (٢١٨)، و «طبقات الأطباء» لابن أبي أصيبعة (٢/ ٩٠).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies