La quatrième raison est que leurs propos sont contradictoires : certains affirment que la présence de Saturne dans la « maison des biens » annonce la pauvreté, tandis que d’autres prétendent qu’elle présage la découverte d’un trésor (1).
Cinquième : cette science, tout en n’étant qu’une pure imitation, n’est même pas une imitation cohérente, car chaque peuple y suit sa propre école et chaque groupe son opinion ; les Babyloniens ont leur doctrine, les Perses une autre, les Indiens une troisième et les Chinois une quatrième. Or, lorsque les opinions se contredisent et qu’aucun critère ne permet de les départager, cette contradiction même prouve leur fausseté et leur nullité.
Nous reviendrons, si Allah le veut, à un examen plus détaillé de ces points.
Le septième argument établissant la vanité des jugements astrologiques est le suivant : selon eux, l’ascendant correspond à la configuration céleste particulière qui se produit au moment où l’enfant se sépare du ventre de sa mère.
Cela admis, prétendre que l’on puisse, à partir de cette seule configuration, connaître toutes les situations générales qui adviendront à cet enfant jusqu’à la fin de sa vie est assurément un raisonnement fallacieux, comme le prouvent plusieurs considérations :
Premièrement, cette configuration, apparue à un instant précis, disparaît aussitôt et en remplace une autre. Dès lors, elle n’existe plus durant tout le reste de la vie de cet être humain ; or ce qui est inexistant ne saurait être cause d’une chose existante, ni même constituer une partie de la cause (2). Il est donc impossible de fonder sur cette configuration des jugements portant sur les événements qui émailleront toute une existence.
Deuxièmement, il n’existe aucune ressemblance entre cette configuration particulière et l’être humain