Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Or, si elles ne disposaient ni de libre choix ni de volonté, leur influence ne pourrait procéder que de leur essence et de leur nature propres ; or, dans un tel cas, l’effet ne varie que selon la diversité des réceptacles et des dispositions (1), alors que, d’après vous, c’est précisément la disparité de ces réceptacles et de ces dispositions qui s’expliquerait par leur action (2). Quelle absurdité plus flagrante pourrait-on concevoir ? N’est-ce pas là un cercle vicieux que la raison la plus élémentaire juge impossible ?

Sixième argument : cette discipline repose sur des principes dont la fausseté saute aux yeux de l’intelligence. Ils sont si nombreux qu’il serait impossible de tous les énumérer ; contentons-nous d’en mentionner quelques-uns.

Premier principe : il est d’évidence qu’il n’existe dans le ciel ni bélier, ni taureau, ni serpent, ni scorpion, ni ourse, ni chien, ni renard. Les Anciens, toutefois, ayant divisé la sphère céleste en douze sections qu’ils voulurent distinguer par des signes particuliers, ont associé — fort artificiellement — la configuration des astres fixés dans chacune de ces zones à l’image d’un animal déterminé.

Partant de ces appellations, les astrologues ont bâti de longs développements : ils prétendent que les formes d’ici-bas obéissent aux formes d’en-haut, si bien que les scorpions seraient soumis à la figure du Scorpion céleste, les serpents à celle du Dragon, et de même pour le Lion et la Vierge.

Quiconque sait comment ces noms ont été institués, puis entend les propos de ces astrologues, ne peut que rire d’eux et constater l’étendue de leur ignorance et de leur mensonge (3).

(1) Il s’agit de ce dont dépend une chose sans toutefois la côtoyer dans l’existence, à l’image des étapes menant aux buts. Al-Taʿrifat, p. 282. (2) Telle est la leçon des manuscrits ; il semble cependant que la lecture correcte soit : « أن اختلاف ». (3) Voir : Suwar al-kawakib, p. 21 ; At-Tafhim, p. 263 ; Tadhkira fi ʿilm al-hayʾa d’At-Tusi, p. 132, 142 ; Faraj al-mah­mum, p. 25 ; Al-Anwaʾ d’Ibn Qutayba, p. 121.
وإن لم تكن مختارةً مريدةً، فتأثيرُها بحسب الذَّات والطبع، وما كان هكذا لم يختلف أثرُه إلا باختلاف القَوابِل والمُعِدَّات (١)، وعندكم أنَّ في اختلاف (٢) تلك القَوابِل والمُعِدَّات مستندٌ إلى تأثيرها. فأيُّ محالٍ أبلغُ من هذا؟! وهل هذا إلا دَورٌ ممتنعٌ في بدائه العقول؟! الوجه السادس: أنَّ هذا العلمَ مشتملٌ على أصولٍ يشهدُ صريحُ العقل بفسادها، وهي وإن كانت في الكثرة إلى حيث لا يمكنُ ذِكْرُها، فنحن نَعُدُّ بعضها: فالأوَّل: أنَّ من المعلوم بالضرورة أنه ليس في السماء حَمَلٌ ولا ثورٌ ولا حيَّة ولا عقربٌ ولا دُبٌّ ولا كلبٌ ولا ثعلب، إلا أنَّ المتقدمين لما قسَّموا الفلَك إلى اثني عشر قِسمًا وأرادوا أن يميِّزوا كلَّ قسمٍ منها بعلاماتٍ مخصوصةٍ شبَّهوا الكواكبَ المركوزة في تلك القطعة المعيَّنة بصورة حيوانٍ مخصوص، تشبيهًا بعيدًا جدًّا. ثمَّ إنَّ هؤلاء الأحكاميِّين فرَّعوا على هذه الأسماء تفريعاتٍ طويلة؛ فزعموا أن الصُّور السُّفليَّة مطيعةٌ للصُّور العُلويَّة، فالعقارب مطيعةٌ لصورة العقرب، والأفاعي مطيعةٌ لصورة التنِّين، وكذا القولُ في الأسد والسُّنبلة. ومن عرفَ كيف وُضِعَت هذه الأسماء، ثم سمع قول هؤلاء الأحكاميِّين، ضحكَ منهم، وتبيَّن له فرطُ جهلهم وكذبهم (٣).
(١) وهي عبارةٌ عما يتوقَّف عليه الشيء ولا يجامعه في الوجود، كالخطوات الموصلة إلى المقاصد. «التعريفات» (٢٨٢). (٢) كذا في الأصول. ولعلَّ الصواب: أن اختلاف. (٣) انظر: «صور الكواكب» (٢١)، و «التفهيم» (٢٦٣)، و «التذكرة في علم الهيئة» للطوسي (١٣٢، ١٤٢)، و «فرج المهموم» (٢٥)، و «الأنواء» لابن قتيبة (١٢١).

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