vienne se placer sur le degré de l’ascendant, imposant par sa seule présence un jugement que l’observation, sans elle, n’aurait jamais permis de formuler ?!
Quatrième argument : l’influence des étoiles fixes (1) varie selon leur magnitude. Celles de première grandeur produisent leur effet dès qu’elles atteignent le degré considéré, quand bien même la minute ne serait pas déterminée ; celles de dernière grandeur, en revanche, n’exercent d’effet que si la minute exacte est calculée.
Il ne fait donc aucun doute que l’ignorance de ces étoiles et de leurs magnitudes rend mensongers et caducs les jugements astrologiques.
Cinquième argument : si, comme on le prétend, les astres exerçaient réellement une influence, deux seules hypothèses seraient possibles : soit ils agissent par choix et par volonté, soit ils n’ont ni choix ni volonté ; or l’une comme l’autre est inconcevable.
Première hypothèse : admettre qu’ils choisissent et qu’ils veulent impliquerait que les jugements dépendent de leur choix et de leur volonté, non de leurs conjonctions, disjonctions, éloignements, rapprochements, abaissements au périgée ou élévations à l’apogée, ainsi qu’il en va d’un agent doté de libre arbitre — a fortiori s’il s’agit de corps célestes censés influer sur tout ce qui est sublunaire. Leurs effets varieraient alors, dans chacune de ces situations, selon leurs motivations et leurs volontés ; il leur serait loisible d’accorder la félicité à celui (2) qu’elles désirent vouer au malheur, et d’accabler de malheur celui qu’elles désirent combler de félicité, comme il sied à un agent volontaire (3).