Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

vienne se placer sur le degré de l’ascendant, imposant par sa seule présence un jugement que l’observation, sans elle, n’aurait jamais permis de formuler ?!

Quatrième argument : l’influence des étoiles fixes (1) varie selon leur magnitude. Celles de première grandeur produisent leur effet dès qu’elles atteignent le degré considéré, quand bien même la minute ne serait pas déterminée ; celles de dernière grandeur, en revanche, n’exercent d’effet que si la minute exacte est calculée.

Il ne fait donc aucun doute que l’ignorance de ces étoiles et de leurs magnitudes rend mensongers et caducs les jugements astrologiques.

Cinquième argument : si, comme on le prétend, les astres exerçaient réellement une influence, deux seules hypothèses seraient possibles : soit ils agissent par choix et par volonté, soit ils n’ont ni choix ni volonté ; or l’une comme l’autre est inconcevable.

Première hypothèse : admettre qu’ils choisissent et qu’ils veulent impliquerait que les jugements dépendent de leur choix et de leur volonté, non de leurs conjonctions, disjonctions, éloignements, rapprochements, abaissements au périgée ou élévations à l’apogée, ainsi qu’il en va d’un agent doté de libre arbitre — a fortiori s’il s’agit de corps célestes censés influer sur tout ce qui est sublunaire. Leurs effets varieraient alors, dans chacune de ces situations, selon leurs motivations et leurs volontés ; il leur serait loisible d’accorder la félicité à celui (2) qu’elles désirent vouer au malheur, et d’accabler de malheur celui qu’elles désirent combler de félicité, comme il sied à un agent volontaire (3).

(1) N’apparaît pas dans le manuscrit (Q). (2) C’est-à-dire : l’ascendant. (3) Quatrième point : si les astres agissaient par choix et volonté, leur mouvement ne resterait pas perpétuellement réglé sur un rythme unique et immuable, attribut d’un corps inerte dépourvu de libre arbitre. Voir : al-Tamhid d’al-Baqillani, p. 71 ; al-Fasl, t. 5, p. 147 ; Sharh al-usul al-khamsa, p. 121 ; Faraj al-mahmum fi ‘ilm al-nujum d’Ibn Tawus, pp. 23, 30, 32, ainsi que supra, p. 1176.
على درجة الطالع، يكونُ مُوجِبًا من الحكم ما لا يُوجِبُه النظرُ بدونه؟! الوجه الرابع: أنَّ تأثيرَ الكواكب الثَّوابت (١) يختلفُ باختلاف أقدارها، فما كان من القَدْر الأوَّل أثَّر بوقوعه على الدَّرجة، وإن لم تُضْبَط الدَّقيقة، وما كان من القَدْر الأخير لم يؤثِّر إلا بضبط الدَّقيقة. ولا ريب أنَّ الجهالةَ بتلك الكواكب ومقاديرها يوجبُ كذبَ الأحكام النجوميَّة وبطلانَها. الوجه الخامس: أنها لو كان لها تأثيرٌ كما يزعمون لم يَخْلُ: إمَّا أن تكون فيه مختارةً مريدة، أو غير مختارةٍ ولا مريدة. وكلاهما محال. أمَّا الأول، فلأنه يوجبُ جَرْيَ الأحكام على وَفْقِ اختيارها وإرادتها، ولم يتوقَّف على اتصالاتها، وانفصالاتها، ومفارقتها، ومقارنتها، وهبوطها بها في حضيضها، وارتفاعها في أوْجِها، كما هو المعروفُ من الفاعل بالاختيار، ولا سيَّما الأجرامُ العُلويَّة المؤثِّرة في سائر السُّفليات. ولاختلفَت آثارُها أيضًا عند هذه الأمور بحسب الدَّواعي والإرادات. ولأمكنَها أن تُسْعِدَ من أراد (٢) أن يَنْحَسَه، وتَنْحَس من أراد أن يُسْعِدَه، كما هو شأنُ الفاعل المختار (٣).
(١) ليست في (ق). (٢) أي: الطالع. (٣) وأمرٌ رابع، وهو أنها لو كانت مختارةً مريدة لما بقيت حركتُها أبدًا على رتبةٍ واحدةٍ لا تتبدَّل عنها، إذ هذه صفة الجماد المدبَّر الذي لا اختيار له. انظر: «التمهيد» للباقلاني (٧١)، و «الفِصَل» (٥/ ١٤٧)، و «شرح الأصول الخمسة» (١٢١)، و «فرج المهموم في علم النجوم» لابن طاووس (٢٣، ٣٠، ٣٢)، وما سبق (ص: ١١٧٦).

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