Ainsi, il est désormais acquis qu’il est absolument impossible d’appréhender intégralement l’ensemble des causes influentes ; or, puisqu’il en va ainsi, tirer argument des corps célestes pour juger des réalités d’ici-bas est sans conteste invalide.
Troisième argument (1). L’influence d’une planète, dans ce que vous appelez auspice favorable ou funeste, s’envisage soit isolément, soit dans sa conjonction avec d’autres astres. Si l’astrologue ne maîtrise pas simultanément ces deux états, il n’a aucune légitimité à lui attribuer une influence quelconque (2) et ne récolte qu’un entrelacs d’estimations contradictoires.
Il est, par ailleurs, notoire que la sphère des constellations recèle des étoiles passées entre les mailles de l’observation : ni leur magnitude ni leur nombre ne sont établis, et les astrologues judiciaires ignorent ce que requiert la spécificité de leurs groupements comme de leurs individualités. Les deux camps — astronomes observateurs et pronostiqueurs — demeurent donc incapables d’embrasser la nature de ces astres et ce qu’ils pourraient produire avec les planètes errantes (3), qu’ils soient isolés ou réunis.
Dès lors, qu’est-ce qui vous met à l’abri (4) de l’éventualité qu’une étoile parmi ces astres inconnus