— soit quelque trois mille milles (1). Or, si tel est le cas, comment (2) pourrait-on jamais consigner de façon précise ces influences ?!
Sixièmement, supposons que nous connaissions les combinaisons qui se produisent à cet instant précis (3) ; il ne fait cependant aucun doute qu’il nous est impossible de connaître les combinaisons survenues auparavant, alors même que nous savons avec certitude que les figures passées ont pu contrarier ou empêcher les effets que les figures présentes sont censées produire.
Il est tout aussi évident que nous voyons paraître de nombreux individus — qu’il s’agisse de végétaux, d’animaux ou d’êtres humains — sous un même ascendant, alors que chacun d’eux diffère des autres sur la plupart des points. C’est que les conditions antérieures propres à chacun ne coïncident pas avec celles qui ont précédé les autres.
Cela montre qu’on ne saurait se fier au seul effet du moment présent ; il faudrait au contraire embrasser l’ensemble des ascendants antérieurs, ce qui échappe complètement à notre connaissance, car il se peut que ces ascendants passés aient neutralisé les effets impliqués par l’ascendant actuel.
C’est précisément sur cet argument qu’Ibn Sînâ s’est appuyé, dans ses deux ouvrages intitulés « Ash-Shifâ’ » et « An-Najât » (4), pour invalider cette discipline.