, car les astrologues judiciaires n’ont fourni que bien peu de données, surtout s’agissant de la nature propre des étoiles fixes. Certes, tout au plus prétendent-ils avoir identifié (1) quelques-unes des fixes de première et de seconde magnitude (2) ; quant aux autres, ils ont rarement traité de leur constitution (3).
Quatrièmement, quand bien même l’on connaîtrait la nature de ces astres à l’état simple, il est manifeste qu’il est impossible d’en saisir les propriétés lorsque certains se mêlent à d’autres ; en effet, les combinaisons issues des natures d’un millier d’astres — ou davantage —, rapportées aux différentes parties du ciel, sont si nombreuses que l’intellect humain est incapable de les recenser.
Cinquièmement, les instruments d’observation ne permettent pas de mesurer avec précision les secondes et les tierces (4) ; or il est incontestable qu’une seule seconde (5) représente un intervalle qui dépasse la dimension de la Terre de plusieurs milliers de fois, ou moins — ou plus (6). Face à un écart aussi considérable, comment atteindre le but ? On rapporte même que, durant le bref laps de temps où un coureur des plus rapides soulève un pied et pose l’autre, le corps de la sphère la plus extérieure s’est déjà déplacé.