Si vous objectez : « Du fait qu’ils sont de très petite taille et que leurs influences sont faibles, leurs effets et leurs forces ne sauraient atteindre notre monde »,
nous répondrons : la petitesse d’un corps n’entraîne pas nécessairement la faiblesse de son effet, car Mercure est, d’après vous, le plus petit des astres, et pourtant ses influences sont puissantes.
De plus, ar-Raʾs (la Tête) et ad-Dhanab (la Queue) ne sont que deux points fictifs (1), et pourtant vous leur reconnaissez des effets.
Il en va de même des « Flèches » — telle la Flèche du Bonheur et la Flèche de l’Invisible (2) — qui, bien que simples points fictifs, exercent selon vous des influences marquées (3).
Deuxième argument prouvant l’impossibilité de connaître l’ensemble des causes célestes : les astres visibles (4) n’ont pas tous été observés de manière exhaustive. Vous-mêmes, comme d’autres, affirmez que la Voie lactée n’est rien d’autre qu’une multitude d’astres minuscules enchâssés dans la sphère des étoiles fixes selon cette direction particulière ; or, il est incontestable qu’il est impossible de déterminer leurs natures.
Troisièmement, l’ensemble des étoiles fixes perceptibles n’a pas encore fait l’objet d’une connaissance complète