du second. Or, s’il n’en allait pas ainsi, les natures de tous les signes seraient rigoureusement identiques dans l’intégralité de leur essence ; il en résulterait que l’action de la planète dans chacun d’eux serait une et même, car il est impossible que des réalités parfaitement identiques reçoivent des conséquences différentes.
Puisque, de fait, les effets de chaque planète varient nécessairement selon les signes, il faut conclure avec certitude que les signes diffèrent par leur nature et leur essence. Cela implique que la sphère céleste est composée et non simple, alors que vous affirmez, avec l’ensemble des philosophes, que la sphère est simple et dépourvue de toute composition (1).
Plus étonnante encore est la réponse de certains astrologues (2) qui prétendent que les planètes sont des êtres vivants doués de raison, agissant délibérément et par choix ; c’est, disent-ils, ce qui expliquerait la diversité des effets qui émanent d’elles !
Il s’agit là d’une pure obstination : les indices de leur sujétion et de leur contrainte sautent aux yeux ; elles sont condamnées à un mouvement dont elles ne sauraient se départir, assignées à une zone de la sphère qu’elles ne peuvent quitter, et la régularité invariable de leur course constitue la preuve la plus manifeste qu’elles sont assujetties, contraintes dans leurs mouvements, mues par un Contraignant qui les fait mouvoir, et non animées par leur propre volonté et leur choix. Ainsi qu’Allah — qu’Il soit exalté — l’a dit : « Le soleil, la lune et les étoiles sont assujettis à Son ordre. N’est-ce pas à Lui qu’appartiennent la création et le commandement ? Béni soit Allah, Seigneur des mondes » (al-Aʿrâf, 54).
On vous dira ensuite : cette réponse ne vous avance en rien ; car si les natures des signes étaient parfaitement identiques dans leur essence, le fait que chaque signe se voie attribuer l’effet qui lui est propre constituerait une préférence