Quant à leur affirmation : « Les créatures du monde sublunaire sont, disent-ils, composées sous l’influence des astres et des entités spirituelles ; de leurs conjonctions naissent bonheurs et malheurs qui se reflètent dans les mœurs et les actes par une beauté ou une laideur que tout esprit sain perçoit ; il n’est donc nul besoin que quiconque vienne nous instruire de ce qui est beau ou laid… » et ainsi de suite (1), c’est le propos de l’individu le plus ignorant, le plus égaré et le plus éloigné de la véritable humanité (2).
Celui qui tient pareil discours proclame par là qu’il ne connaît pas son Créateur, l’Auteur des cieux et de la terre, pas plus qu’Il ne connaît Ses attributs ni Ses actes. Il ne connaît même pas l’âme qui loge entre ses flancs, ni ce qui la rend heureuse ou malheureuse, ni son but, ni pourquoi elle a été créée, ni par quoi elle s’accomplit et se rectifie, ni ce qui la corrompt et la fait périr. En vérité, il est l’homme le plus ignorant de lui-même, de son Créateur et de son Formateur.
Or, l’intellect, après avoir reconnu l’âme et son Auteur, peut-il encore nier la prophétie ou juger concevable qu’Allah, dans Sa sagesse, laisse l’espèce humaine – quintessence de la création – sans but, livrée à elle-même, et la crée en vain, pour rien ?
Quiconque estime cela possible à propos d’Allah, exalté soit-Il, ne L’a pas estimé à Sa juste valeur ; il ne L’a ni connu ni véritablement cru en Lui. Le Très-Haut a dit : « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur ; la terre entière sera, le Jour de la Résurrection, dans Sa poigne, et les cieux seront enroulés dans Sa main droite. Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils Lui associent » (Les Groupes, 39 : 67). Il a dit aussi : « Ils n’ont pas estimé Allah à Sa juste valeur lorsqu’ils ont déclaré : “Allah n’a rien révélé à aucun être humain.” » (Les Bestiaux, 6 : 91).
Ainsi, le Très-Haut indique que celui qui renie Ses messages ne L’a pas estimé comme Il doit l’être ; il ne L’a ni connu, ni glorifié, ni purifié de ce qui ne Lui sied pas. Gloire à Allah, infiniment élevé au-dessus de ce que prétendent les injustes.