les ennemis ne sauraient jamais atteindre, chez un ignorant, ce que l’ignorant est capable d’infliger à lui-même. (1)
Et si, par l’épaisseur du voile qui l’enveloppe et la rudesse de sa nature, il ne parvient pas à en saisir le sens, qu’il se contente alors de croire à ce qu’Allah, le Très-Haut, a préparé au Paradis pour Ses élus : délices de nourriture et de boisson, union conjugale, panoramas enchanteurs ; et à ce qu’Il a réservé en Enfer pour ses hôtes : chaînes, carcans, eaux bouillantes, lambeaux d’habit de feu, et tout ce qui s’y rattache.
L’intention est de montrer que la nécessité des messagers – qu’Allah répande sur eux Sa prière et Son salut – est vitale, au plus haut degré de l’indispensable ; elle n’est pas simplement comparable (2) à notre besoin de vivre (3) et aux moyens de subsistance, elle le surpasse encore.
Quant à ce que l’on rapporte des Sabéens, à savoir qu’ils se passeraient de la prophétie, ce n’est pas l’opinion de tous : parmi eux se trouvent des bienheureux et des voués au malheur, comme l’a dit Allah, Exalté soit-Il : « Certes, ceux qui ont cru, les Juifs, les Chrétiens et les Sabéens : quiconque d’entre eux croit en Allah et au Jour dernier et accomplit le bien recevra sa récompense auprès de son Seigneur, et nul effroi ne viendra sur eux, ni tristesse. » [La Vache, 2 : 62]. Il a donc rangé les croyants parmi les Sabéens au nombre des bienheureux, et ils n’ont obtenu cet état que grâce à leur foi dans les messagers. En revanche, certains ont nié la prophétie et adoré les astres ; ils se divisent en de nombreuses sectes qu’il n’est pas opportun d’énumérer ici. (4)