par plusieurs prédécesseurs (1) en disant : « Ils ne s’acquittent pas de la zakât », c’est-à-dire : ils ne prononcent pas « Il n’est de dieu qu’Allah ».
L’adoration d’Allah seul, sans nul associé, et le fait qu’Il soit plus aimé du serviteur que tout ce qui n’est pas Lui constituent le plus grand commandement apporté par les messagers et l’appel qu’ils ont adressé à toutes les communautés.
Nous montrerons, si Allah le veut, d’ici peu, par des preuves décisives, que l’âme ne connaît ni salut, ni bonheur, ni perfection tant qu’Allah n’est pas l’unique objet de son amour et de son adoration, de sorte qu’elle n’aime rien plus que Lui et ne préfère rien à Sa satisfaction et au rapprochement de Lui. Nous établirons aussi que le besoin — voire la détresse — qu’éprouve l’âme à Son égard en tant qu’Il est son seul adoré, son Bien-Aimé et la finalité suprême de sa quête, est encore plus pressant que le besoin qu’elle a de Lui en tant que Seigneur, Créateur et Originateur (2).
Ainsi, celui qui croit en Allah comme Créateur, Pourvoyeur, Seigneur et Souverain, mais ne croit pas qu’Il soit la seule divinité digne d’être adorée, aimée, redoutée et crainte, et qui associe à Son culte d’autres que Lui, est mécréant à Son égard, polythéiste d’un polythéisme qu’Allah ne pardonne point. Allah dit : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit » (Les Femmes, 48 et 116), et : « Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux qu’ils aiment comme on aime Allah » (La Vache, 165). Il indique ainsi que quiconque aime une chose en dehors d’Allah autant qu’il aime Allah a érigé, en dehors d’Allah, un égal.
C’est pourquoi les habitants du Feu diront à leurs divinités, alors qu’elles seront avec eux au cœur de l’Enfer : « Par Allah, nous étions certes dans un égarement manifeste (97) lorsque nous vous mettions sur le même pied que le Seigneur des mondes » (Les Poètes, 97-98). Et cette assimilation n’était que