– la troisième : les forces naturelles (1).
Ils rangent donc tous les phénomènes extraordinaires dans une seule et même catégorie, y incluant ce qui relève des magiciens, des adeptes des exercices ascétiques, des devins et consorts, au même titre que ce qui est accordé aux prophètes et aux envoyés. Pour eux, la cause de tout cela est unique, même si les finalités divergent : le Prophète vise le bien, tandis que le sorcier poursuit le mal !
Cette doctrine est l’une des plus pernicieuses et des plus abjectes qui soient ; elle repose sur la négation de l’Agent libre, prétend que le Très-Haut ne connaît pas les événements particuliers, n’a pas le pouvoir de modifier le monde et ne crée rien selon Sa volonté ni par Sa puissance. Elle nie également l’existence des djinns, des anges et la résurrection des corps.
En somme, elle se fonde sur le rejet de Dieu, de Ses anges, de Ses Livres, de Ses messagers et du Jour dernier. Ce n’est pas ici le lieu de réfuter ces gens, de dévoiler la fausseté de leurs propos et l’étendue de leurs turpitudes, car notre objectif est seulement d’exposer les différentes voies qu’empruntent les hommes pour déterminer le but des prescriptions et des cultes.
Pour ce qui est du culte, de l’éthique et de la sagesse spéculative, la somme de ce que cette école enseigne se ramène à ceci : l’âme, disent-ils, possède une faculté pratique dont relèvent le désir et la colère, et une faculté cognitive d’où procèdent représentation et connaissance. La perfection du désir réside dans la chasteté ; la perfection de la colère, dans la mansuétude (2) et le courage ; la perfection de la puissance intellective, dans la science ; et le juste milieu entre l’excès et le défaut, dans chacun de ces domaines, s’appelle la justice.
Tel est, pour ces gens-là, le summum du but assigné aux actes cultuels et aux prescriptions religieuses, et, selon eux,