et ainsi de suite (1). Ce sujet requiert toute notre attention et il ne convient pas de l’écarter d’un revers de main. Nous disons donc : les conceptions que les hommes se font du but des législations divines, des ordres et des interdictions se ramènent à quatre voies (2).
La première est la voie de ceux qui, parmi les philosophes et leurs adeptes se réclamant des religions révélées, soutiennent que ces prescriptions visent à polir et à rectifier les caractères de l’âme afin de la préparer à recevoir la sagesse spéculative et pratique.
D’autres affirment que cette préparation a pour but de faire de l’âme le réceptacle où s’impriment les formes des intelligibles (3).
Le bénéfice recherché, selon eux, ressemble au résultat obtenu lorsqu’on polit un miroir pour y faire apparaître les images ; de la sorte, ils rangent les prescriptions religieuses parmi les vertus morales et les politiques équitables.
C’est pourquoi les philosophes musulmans ont voulu concilier la sharîʿa et la philosophie, comme l’ont fait Ibn Sînâ, al-Fârâbî et leurs semblables ; cela les a menés à traiter des phénomènes extraordinaires et des miracles à la manière des philosophes péripatéticiens (4), en leur attribuant trois causes :
– la première : les forces astrales ;
– la deuxième : les forces psychiques.