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Il apparaît, par ce qui précède, que la doctrine des deux écoles est également caduque :
• Celle de ceux qui, guidés par leur seule raison, ont prétendu édicter pour Allah une législation, Lui imposant ou Lui interdisant ce qu’Il ne S’est ni imposé ni interdit, et L’ont mis sur le même pied que Ses créatures quant à ce qui est digne ou indigne d’elles. Leurs contradicteurs se sont ainsi enhardis contre eux, ont mis leur incohérence en évidence, dévoilé leurs lacunes et exposé leurs égarements.
• De même est invalide l’opinion de l’école qui tient pour possible qu’Il fasse absolument tout, nie Sa sagesse et, en réalité, Lui refuse la louange et l’éloge qu’Il mérite pour les actes dont l’accomplissement est digne de louange, ainsi que pour l’abstention—alors qu’Il en a le pouvoir—d’actes dont l’omission est louable. Pour eux, ces deux catégories ne font qu’une : il n’existe, selon eux, aucune différence pour Allah—exalté soit-Il—entre accomplir un acte louable et s’en abstenir, ni entre s’abstenir d’un acte dont l’abstention est louable et l’accomplir. C’est pourquoi leurs adversaires ont, là encore, pris le dessus, révélé leurs contradictions et mis leurs turpitudes au grand jour.
Les modérés disent : Quant à nous, aucune de ces turpitudes ni de ces fadaises ne nous incombe, car nous n’avons pas entériné tout ce que chacune des deux écoles a avancé. Nous avons plutôt rejoint chaque parti dans ce qu’il a dit de vrai et divergé d’avec lui lorsqu’il s’est éloigné de la vérité ; nous en sommes donc plus heureux qu’eux deux. À Allah reviennent la grâce et la faveur.
Tel est notre propos : nous l’avons expliqué dans cette question avec la plus grande clarté et formulé du mieux que nous pouvions. Que celui qui se croit en mesure de le contester ou de le mettre en défaut le fasse paraître : nous sommes prêts à lui répondre et à lui dévoiler les vices de sa thèse, tout en sachant