ni quant à leur forme, ni quant à leur couleur.
Réfléchis donc à ce point, rends justice à la distinction et opère la séparation entre les deux attributions ; de même, en effet, que les qualités de la créature ne sauraient en aucune manière être des attributs d’Allah, bien qu’Il en soit le Créateur, de même les actes de la créature ne sont ni des actes d’Allah ni rapportés à Lui, alors même qu’Il en est le Créateur.
Revenons maintenant au sujet qui nous occupe et disons ceci : le décret qu’Il S’est prescrit à Lui-même mérite, de Sa part, louange et éloge ; Il est trop sublime et trop sanctifié pour y manquer, car y manquer contredirait l’éloge et la louange qui Lui sont dus à ce titre, lesquelles renferment ce qu’Il mérite par Essence (1), indépendamment de tout acte.
De la même manière, ce qu’Il S’est interdit à Lui-même Lui vaut l’éloge et la louange du fait qu’Il s’en abstient ; Il est donc trop élevé et trop sanctifié pour le commettre, car le commettre contredirait l’éloge et la louange qui Lui reviennent pour s’en être abstenu, lesquelles (2) contiennent ce qu’Il mérite par Essence (3).
Grâce à Allah, cela est évident pour quiconque a reçu le savoir et la foi ; c’est une vérité ancrée dans leur nature innée, que les pseudo-raisonnements des négateurs ne sauraient abolir.
Ce point a échappé aux deux écoles, les Qadarites et les Jabrites : ils ont tâtonné à l’aveuglette, pareils à qui va ramasser du bois par une nuit obscure. Quant à Allah, c’est Lui qui accorde le succès et guide vers la droiture (4).