Il en va de même pour ce qu’Allah – exalté soit-Il – nous rapporte de Ses propres serments par lesquels Il S’oblige à accomplir ce qu’Il a juré. Ainsi déclare-t-Il :
« Par ton Seigneur, Nous les interrogerons tous 92 au sujet de ce qu’ils œuvraient. » ⦗15 : 92-93⦘ ;
« Par ton Seigneur, Nous les rassemblerons, eux et les démons, puis Nous les amènerons, agenouillés, autour de l’Enfer. » ⦗19 : 68⦘ ;
« Nous anéantirons assurément les injustes. » ⦗14 : 13⦘ ;
« Je remplirai assurément la Géhenne de toi et de tous ceux d’entre eux qui te suivront, sans exception. » ⦗38 : 85⦘ ;
« Ceux qui ont émigré, qui ont été chassés de leurs demeures, qui ont été lésés pour Ma cause, qui ont combattu et sont tombés au combat, Je pardonnerai certainement leurs fautes et Je les ferai entrer dans des jardins sous lesquels coulent des ruisseaux. » ⦗3 : 195⦘ ;
« Nous interrogerons assurément ceux à qui des messagers furent envoyés et Nous interrogerons assurément les messagers eux-mêmes. » ⦗7 : 6⦘.
Le Messager d’Allah ﷺ rapporte encore de Lui cette parole : « Par Ma puissance et Ma majesté, Je ferai certes justice à l’opprimé contre l’oppresseur, fût-ce pour une simple gifle ou un coup porté de la main. » (1)
Il existe bien d’autres formules de serment de ce genre, qui impliquent que Celui qui jure S’impose une action ou Se l’interdise. Il s’agit du serment impératif, lequel renferme soit une exhortation (2), soit une interdiction, à la différence du serment informatif, qui vise à confirmer ou à infirmer une assertion. C’est pourquoi les juristes et d’autres savants ont divisé le serment en deux catégories : celui qui commande d’accomplir ou de s’abstenir, et celui qui relève de l’affirmation ou de la négation d’un propos (3).