Section
De la même façon, toute réflexion portant sur ce qu’Allah rend obligatoire à Son propre égard suit la même logique, et les opinions formulées à ce sujet se confondent avec celles que l’on avance au sujet de l’interdiction.
Or, le Très-Haut a Lui-même déclaré qu’Il s’était prescrit – qu’Il s’était rendu obligatoire – certaines choses ; Il dit :
« Et Il Nous incombe de secourir les croyants. » ⦗30 : 47⦘,
« Quand ceux qui croient en Nos signes viennent à toi, dis-leur : “Paix sur vous ! Votre Seigneur S’est prescrit la miséricorde.” » ⦗6 : 54⦘,
« Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis… – promesse véritable qui Lui incombe – consignée dans la Thora, l’Évangile et le Coran. » ⦗9 : 111⦘.
Dans un hadith authentique, le Prophète ﷺ demanda à Mou‘âdh : « Sais-tu quel est le droit d’Allah sur Ses serviteurs ? » Je répondis : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Son droit sur eux est qu’ils L’adorent sans rien Lui associer. Et sais-tu quel est le droit des serviteurs sur Allah s’ils accomplissent cela ? » Je répondis : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Leur droit sur Lui est qu’Il ne les châtie pas. » (1)
De même, dans plusieurs autres hadiths, il a déclaré : « Quiconque fait telle action, il incombe à Allah (2) de lui accorder telle ou telle chose », et cela vaut aussi bien pour les promesses que pour les menaces (3).