Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

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De la même façon, toute réflexion portant sur ce qu’Allah rend obligatoire à Son propre égard suit la même logique, et les opinions formulées à ce sujet se confondent avec celles que l’on avance au sujet de l’interdiction.

Or, le Très-Haut a Lui-même déclaré qu’Il s’était prescrit – qu’Il s’était rendu obligatoire – certaines choses ; Il dit :
« Et Il Nous incombe de secourir les croyants. » ⦗30 : 47⦘,
« Quand ceux qui croient en Nos signes viennent à toi, dis-leur : “Paix sur vous ! Votre Seigneur S’est prescrit la miséricorde.” » ⦗6 : 54⦘,
« Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis… – promesse véritable qui Lui incombe – consignée dans la Thora, l’Évangile et le Coran. » ⦗9 : 111⦘.

Dans un hadith authentique, le Prophète ﷺ demanda à Mou‘âdh : « Sais-tu quel est le droit d’Allah sur Ses serviteurs ? » Je répondis : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Son droit sur eux est qu’ils L’adorent sans rien Lui associer. Et sais-tu quel est le droit des serviteurs sur Allah s’ils accomplissent cela ? » Je répondis : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Leur droit sur Lui est qu’Il ne les châtie pas. » (1)

De même, dans plusieurs autres hadiths, il a déclaré : « Quiconque fait telle action, il incombe à Allah (2) de lui accorder telle ou telle chose », et cela vaut aussi bien pour les promesses que pour les menaces (3).

(1) Rapporté par al-Bukhari, n° 2856, et par Muslim, n° 30. (2) Dans le manuscrit Q, on lit : « kana ‘ala Allah » (il incombait à Allah). (3) Voir, par exemple, au sujet de la promesse : Sahih al-Bukhari, n° 2790 ; et, pour la menace : Sunan Abi Dawud, n° 3680.
فصل وكذلك الكلامُ في الإيجاب في حقِّ الله سواء؛ والأقوالُ فيه كالأقوال في التحريم. وقد أخبَر سبحانه عن نفسه أنه كتبَ على نفسه وأحقَّ على نفسه، قال تعالى: ﴿وَكَانَ حَقًّا عَلَيْنَا نَصْرُ الْمُؤْمِنِينَ﴾ [الروم: ٤٧]، وقال تعالى: ﴿وَإِذَا جَاءَكَ الَّذِينَ يُؤْمِنُونَ بِآيَاتِنَا فَقُلْ سَلَامٌ عَلَيْكُمْ كَتَبَ رَبُّكُمْ عَلَى نَفْسِهِ الرَّحْمَةَ﴾ [الأنعام: ٥٤]، وقال تعالى: ﴿إِنَّ اللَّهَ اشْتَرَى مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنْفُسَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ بِأَنَّ لَهُمُ الْجَنَّةَ يُقَاتِلُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَيَقْتُلُونَ وَيُقْتَلُونَ وَعْدًا عَلَيْهِ حَقًّا فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ وَالْقُرْآنِ﴾ [التوبة: ١١١]. وفي الحديث الصَّحيح أن النبيَّ ﷺ قال لمعاذ: «أتدري ما حقُّ الله على عباده؟» قلت: الله ورسولُه أعلم. قال: «حقُّه عليهم أن يعبدوه ولا يشركوا به شيئًا، أتدري ما حقُّ العباد على الله إذا فعلوا ذلك؟» قلت: الله ورسولُه أعلم. قال: «حقُّهم عليه أن لا يعذِّبهم» (١). ومنه قوله ﷺ في غيرِ حديثٍ: من فعلَ كذا كان على الله (٢) أن يفعلَ به كذا وكذا. في الوعد والوعيد (٣).
(١) أخرجه البخاري (٢٨٥٦)، ومسلم (٣٠). (٢) (ق): «كان على الله». (٣) انظر - مثلًا - في الوعد: «صحيح البخاري» (٢٧٩٠)، وفي الوعيد: «سنن أبي داود» (٣٦٨٠).

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