Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Allah – exalté soit-Il – a encore dit : « Quiconque accomplit des œuvres pieuses, homme ou femme, tout en étant croyant, ceux-là entreront au Paradis et ils ne seront lésés pas même du poids d’un infime point sur le noyau d’une datte » (An-Nisâʾ 124). Il ne fait aucun doute que ce verset s’inscrit dans un contexte d’exhortation à pratiquer les bonnes œuvres et à les multiplier : l’auteur de ces œuvres en sera récompensé et rien ne lui en sera retranché, fût-ce l’ombre d’une poussière. C’est pourquoi Allah (1) appelle cette rétribution « accomplissement intégral », comme dans Sa parole : « Vous recevrez pleinement vos salaires le Jour de la Résurrection » (Âl ʿImrân 185), et : « Chaque âme sera pleinement rétribuée pour ce qu’elle aura accompli » (Az-Zumar 70).

S’abstenir de l’injustice, voilà la justice ; il ne s’agit pas de réaliser tout ce qui est possible. C’est sur ce fondement que le Jugement a été établi, que les balances équitables ont été dressées, que les bonnes et les mauvaises actions ont été pesées, que les degrés les plus élevés varient selon ceux qui les méritent et que les degrés les plus bas reviennent à leurs propres gens.

Il a également dit : « Allah ne lèse pas du poids d’une fourmi » (An-Nisâʾ 40), c’est-à-dire qu’Il ne laisse pas perdre la récompense de celui qui fait le bien, fût-ce du poids d’une fourmi. Il en ressort clairement que laisser perdre cette récompense ou s’abstenir de la donner (2), en l’absence de tout facteur qui l’annule, constituerait une injustice dont Allah se sublime. Or, Il est bel et bien capable de ne pas rétribuer l’acte ; mais, en raison de Sa parfaite justice et de Sa sagesse, Il s’en garde. Le verset ne saurait jamais recevoir d’autre sens que celui qu’on y comprend naturellement.

Et Il a dit encore : « Quiconque accomplit le bien, c’est pour lui-même ; et quiconque fait le mal, c’est à son détriment ; et ton Seigneur n’est pas injuste envers les serviteurs » (Fussilat 46), autrement dit : Il ne punit pas le serviteur pour une faute qu’il n’a pas commise et ne le prive pas de la récompense de son bienfait (3). Et il est évident qu’Allah en a pourtant le pouvoir.

(1) Le manuscrit Q porte « yusamma », tandis que T et D lisent « samma » ; la leçon retenue paraît la plus pertinente. (2) T : « wa taraka al-jazaa biha » (« et l’absence de rétribution correspondante »). (3) T : « hasanatihi » (« ses bonnes actions »).
وقال تعالى: ﴿وَمَنْ يَعْمَلْ مِنَ الصَّالِحَاتِ مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَأُولَئِكَ يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ وَلَا يُظْلَمُونَ نَقِيرًا﴾ [النساء: ١٢٤]، ولا ريب أنَّ هذا مذكورٌ في سياق التَّحريض على الأعمال الصَّالحة والاستكثار منها؛ فإنَّ صاحبَها يجزى بها، ولا يُنْقَصُ منها بذرَّة، ولهذا يسمِّيه (١) تعالى: تَوْفِيَةً، كقوله: ﴿وَإِنَّمَا تُوَفَّوْنَ أُجُورَكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ﴾ [آل عمران: ١٨٥]، وقوله: ﴿وَوُفِّيَتْ كُلُّ نَفْسٍ مَا عَمِلَتْ﴾ [الزمر: ٧٠]. فتركُ الظُّلم هو العدل، لا فِعلُ كلِّ ممكِن، وعلى هذا قام الحساب، ووُضِعَ الموازينُ القِسْط، ووُزِنت الحسناتُ والسيِّئات، وتفاوتت الدَّرجاتُ العُلى بأهلها، والدَّركاتُ السُّفلى بأهلها. وقال تعالى: ﴿إِنَّ اللَّهَ لَا يَظْلِمُ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ﴾ [النساء: ٤٠]، أي: لا يضيعُ جزاءَ من أحسَن ولو بمثقال ذرَّة؛ فدلَّ على أنَّ إضاعتَها وتركَ المجازاة بها (٢) مع عدم ما يُبْطِلُها ظلمٌ يتعالى الله عنه. ومعلومٌ أنَّ تركَ المجازاة عليها مقدورٌ يتنزَّه الله عنه؛ لكمال عدله وحكمته. ولا تحتملُ الآيةُ قطُّ غيرَ معناها المفهوم منها. وقال تعالى: ﴿مَنْ عَمِلَ صَالِحًا فَلِنَفْسِهِ وَمَنْ أَسَاءَ فَعَلَيْهَا وَمَا رَبُّكَ بِظَلَّامٍ لِلْعَبِيدِ﴾ [فصلت: ٤٦]، أي: لا يعاقِبُ العبدَ بغير إساءته، ولا يَحْرِمُه ثوابَ إحسانه (٣). ومعلومٌ أنَّ ذلك مقدورٌ له تعالى.
(١) (ق): «يسمى». (ت، د): «سمى». والمثبت أشبه. (٢) (ت): «وترك الجزاء بها». (٣) (ت): «حسناته».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies