qui ne t’appartient pas. — Je leur ai alors rétorqué : Or, tout appartient à Allah (1).
De cette affirmation, ses partisans ont tiré des corollaires fallacieux :
— ils soutiennent qu’Allah, exalté soit-Il, pourrait châtier Ses prophètes, Ses envoyés, Ses anges, Ses alliés et les personnes qui Lui obéissent, les vouer pour l’éternité au supplice douloureux, tout en honorant Ses ennemis parmi les mécréants et les polythéistes (2) ainsi que les démons, leur réservant Son Paradis et Sa grâce ; que l’une comme l’autre éventualité relèveraient de la justice et seraient possibles pour Lui ; et que si nous savons qu’Il ne les réalisera pas, c’est uniquement parce qu’Il nous en a informés (3).
Ainsi, la seule raison pour laquelle ces actes sont tenus pour impossibles est qu’Il a déclaré ne pas les accomplir, et non parce qu’ils contrediraient Sa sagesse (4). À Ses yeux, il n’y a aucune différence entre les deux options : Il a voulu celle-ci et nous l’a annoncée ; Il aurait pu vouloir l’autre et nous en informer. Ce qu’Il veut et annonce devient donc nécessaire, tandis que son contraire devient impossible, simplement parce qu’Il ne l’a pas voulu et a décidé qu’il n’advienne pas.
Ils affirment encore qu’Il pourrait châtier des enfants qui n’ont commis aucun péché et les vouer à jamais à la géhenne ; certains n’hésitent pas à soutenir que cela se produira réellement (5).
Les tenants de la troisième interprétation ont réfuté ces deux groupes à la fois. Ils déclarent : la voie correcte, attestée par les sources, est que l’injustice qu’Allah S’est interdite et dont Il Se tient absolument exempt, dans Son vouloir comme dans Son agir, est celle que les Pieux Prédécesseurs et les imams de la communauté ont définie : Il ne fait pas porter à autrui les mauvaises actions… (6)