Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

qui ne t’appartient pas. — Je leur ai alors rétorqué : Or, tout appartient à Allah (1).

De cette affirmation, ses partisans ont tiré des corollaires fallacieux :
— ils soutiennent qu’Allah, exalté soit-Il, pourrait châtier Ses prophètes, Ses envoyés, Ses anges, Ses alliés et les personnes qui Lui obéissent, les vouer pour l’éternité au supplice douloureux, tout en honorant Ses ennemis parmi les mécréants et les polythéistes (2) ainsi que les démons, leur réservant Son Paradis et Sa grâce ; que l’une comme l’autre éventualité relèveraient de la justice et seraient possibles pour Lui ; et que si nous savons qu’Il ne les réalisera pas, c’est uniquement parce qu’Il nous en a informés (3).

Ainsi, la seule raison pour laquelle ces actes sont tenus pour impossibles est qu’Il a déclaré ne pas les accomplir, et non parce qu’ils contrediraient Sa sagesse (4). À Ses yeux, il n’y a aucune différence entre les deux options : Il a voulu celle-ci et nous l’a annoncée ; Il aurait pu vouloir l’autre et nous en informer. Ce qu’Il veut et annonce devient donc nécessaire, tandis que son contraire devient impossible, simplement parce qu’Il ne l’a pas voulu et a décidé qu’il n’advienne pas.

Ils affirment encore qu’Il pourrait châtier des enfants qui n’ont commis aucun péché et les vouer à jamais à la géhenne ; certains n’hésitent pas à soutenir que cela se produira réellement (5).

Les tenants de la troisième interprétation ont réfuté ces deux groupes à la fois. Ils déclarent : la voie correcte, attestée par les sources, est que l’injustice qu’Allah S’est interdite et dont Il Se tient absolument exempt, dans Son vouloir comme dans Son agir, est celle que les Pieux Prédécesseurs et les imams de la communauté ont définie : Il ne fait pas porter à autrui les mauvaises actions… (6)

(1) Rapporté par Abd Allah b. Ahmad dans «as-Sunna» (no 946), par al-Lalakāʾī (no 1280), par al-Bayhaqī dans «al-Iʿtiqad» (no 172) et par Abou Nuʿaym dans «al-Hilya» (3/124). (2) Le manuscrit T lit : «les mécréants et les hypocrites». (3) Voir : Ibn Taymiyya, «Minhaj as-Sunna» 3/87 ; id., «an-Nubuwwat» p. 468. (4) Les manuscrits Q et T portent : «sauf parce que cela contredit Sa sagesse», ce qui constitue une altération. (5) Voir : «an-Nubuwwat», p. 468-469. (6) C’est-à-dire : à l’égard du serviteur ; le mot a été omis dans le manuscrit Q.
ليس لك. قلت: فللَّه كلُّ شيء (١). والتزم هؤلاء عن هذا القول لوازمَ باطلة: كقولهم: إنَّ الله تعالى يجوزُ عليه أن يعذِّبَ أنبياءه ورسلَه وملائكتَه وأولياءه وأهلَ طاعته، ويخلِّدهم في العذاب الأليم، ويُكْرِم أعداءه من الكفَّار والمشركين (٢) والشياطين، ويخصَّهم بجنَّته وكرامته، وكلاهما عدلٌ وجائزٌ عليه، وأنه يُعْلَمُ أنه لا يفعلُ ذلك بمجرَّد خبره (٣)؛ فصار ممتنعًا لإخباره أنه لا يفعلُه لا لمنافاته حكمتَه (٤)، ولا فرق بين الأمرين بالنسبة إليه، ولكن أراد هذا وأخبَر به، وأراد الآخرَ وأخبَر به، فوجبَ هذا لإرادته وخبره، وامتنعَ ضدُّه لعدم إرادته واختياره بأنه لا يكون. والتزموا له أيضًا: أنه يجوزُ أن يعذِّبَ الأطفالَ الذين لا ذنبَ لهم أصلًا، ويخلِّدهم في الجحيم. وربَّما قالوا بوقوع ذلك (٥). فأنكَر على الطَّائفتين معًا أصحابُ التفسير الثَّالث، وقالوا: الصَّوابُ الذي دلَّت عليه النُّصوص: أنَّ الظُّلمَ الذي حرَّمه اللهُ على نفسه وتنزَّه عنه فعلًا وإرادةً هو ما فسَّره به سلفُ الأمَّة وأئمَّتُها؛ أنه لا يُحْمَلُ عليه (٦) سيِّئاتُ
(١) أخرجه عبد الله بن أحمد في «السنة» (٩٤٦)، واللالكائي (١٢٨٠)، والبيهقي في «الاعتقاد» (١٧٢)، وأبو نعيم في «الحلية» (٣/ ١٢٤). (٢) (ت): «الكفار والمنافقين». (٣) انظر: «منهاج السنة» (٣/ ٨٧)، و «النبوات» (٤٦٨). (٤) (ق) و (ت): «إلا لمنافاته حكمته». وهو تحريف. (٥) انظر: «النبوات» (٤٦٨، ٤٦٩). (٦) أي: على العبد. وسقطت الكلمة من (ق).

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