par la bouche de Son Messager : « Ô Mes serviteurs, Je Me suis interdit l’injustice » (1). Il a dit également : « Ton Seigneur n’opprime personne » (Al-Kahf 18 : 49) ; et encore : « Ton Seigneur n’est nullement injuste envers les serviteurs » (Fussilat 41 : 46) ; Il dit aussi : « Ils ne seront lésés, fût-ce du fil contenu dans le sillon d’un noyau » (An-Nisâ’ 4 : 49) ; et : « Allah ne veut aucune injustice pour les serviteurs » (Ghâfir 40 : 31). Ainsi Il s’est déclaré avoir interdit l’injustice à Son propre sujet et Il a nié, pour Lui-même, aussi bien l’acte que la volonté d’injustice.
Les gens ont, au sujet de cette injustice, donné trois explications (2), conformément à leurs principes et à leurs règles.
- La première veut que l’injustice qu’Il s’est interdite et dont Il s’est proclamé exempt — dans l’action comme dans l’intention — soit similaire à l’injustice que les humains se font mutuellement (3). Ils L’ont assimilé, quant à Ses actes — qu’ils jugent beaux ou laids — à Ses serviteurs, Lui forgeant de leur propre chef des analogies et devenant, ce faisant, des anthropomorphistes qui Le comparent à la créature dans Ses œuvres.
Ils se sont donc abstenus d’accorder à Allah le Modèle suprême qu’Il S’est attribué, puis Lui ont pourtant fabriqué des comparaisons, L’assimilant dans Ses actes à Sa création ; tout comme les jahmites négateurs ont refusé d’affirmer pour Lui ce Modèle suprême, avant de Lui inventer des analogies en ramenant Ses attributs aux corps inertes, et même au néant.
Quant aux gens de la sunna, ils L’ont déclaré exempt de l’un comme de l’autre et ont affirmé pour Lui les attributs qu’Il S’est affirmés Lui-même,